un article de Robert Anton Wilson
jeudi 15 février 2007, par aurora
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Robert Anton Wilson fait partie du renouveau des illuminati. Décédé il y a peu, il a fondé l’église des sous-génies.
Avez vous déjà songé qu’il soit possible que Dieu soit une femme démente ? ou que ce soit pour vous que John Dillinger est mort ? Pensez-vous qu’il puisse exister une méthode secrète des Illuminés pour littéralement substituer l’étant au Néant ? Que les Martiens aient une religions vraie tandis que les Terriens se perdent dans les ténèbres de la superstition ? Une tasse de café peut-elle être un sacrement, et dans la négative, pourquoi pas ? Les mathématiques sexa dimensionnelles et la philosophie du solipsisme panthéiste à égos multiples suffisent-elles pour expliquer l’univers ?
Si jamais un seul de ces problèmes métaphysiques ne vous a auparavant traversé l’esprit, c’est parce que comme chacun sait, c’est l’Irlande qui a trouvé la seule vraie religion ; en Amérique, où l’on a commencé avant la Révolution avec une douzaine de vraies religions, on a inscrit la liberté religieuse dans la constitution et maintenant véritablement il y existe une centaine de vraies religions, et où toute doctrine possible et imaginable a été expérimentée, y compris chacune des alternatives énumérées ci-dessus. Au vu de cette exubérance typiquement américaine il ne fait aucun doute que ceux-ci dans un futur proche vont explorer aussi bien l’impossible que l’impensable puisque dès à présent leur politiques ont assimilé ces éléments.
Naturellement, même dans un pays comme les Etats-Unis, l’absolue liberté de culte n’est absolue que d’une façon relative. Il y a déjà eu quelques « cas difficiles » au XIXèmes siècle l’Eglise de Jésus Christ des Saints modernes ou Mormons ont fortement remis en question ce caractère absolu dans la constitution, et ce par leur pratique de la polygamie. Le gouvernement décida que c’était une Liberté Religieuse Excessive, et en fit appel à l’armée pour arrêter tous les Mormons, dont la communauté vivant alors à Salt Lake City. De fait cette pratique était non constitutionnelle, et aurait sans aucun doute pu être finalement annulée par la cour suprême, or le leader des Mormons, Brigham Young, eut lorsqu’il vu toutes ces baïonnettes et ces armes à feu une révélation bien commode : l’ange Moroni, ou peut-être Dieu (car les Mormons avaient accès aux deux) dit à Young que si la polygamie avait été une nécessité lorsque les Saints Modernes construisait leur communauté, elle ne l’était plus désormais puisque cela était fait. Une collision frontale entre le religieux et le politique avait ainsi pu être évitée.
Dans le même genre, un « cas difficile » s’est posé au début du siècle en ce qui concerne l’Eglise des indiens natifs américains (E.N.A), réservée aux Indiens Peaux-Rouge, ou comme ils se nomment eux même, les Natifs Américains. L’Eglise des Natifs Américains utilise de façon rituelle un cactus aux propriétés psychédéliques, le peyolt. Le gouvernement traîna ces drogués fanatiques devant les tribunaux. Ce fut la Cour Suprême qui permit aux Natifs Américains de pouvoir continuer à pratiquer leurs rites religieux. ( Cette décision a depuis lors été modifiée par les différentes juridictions d’Etat, suite à un afflux au sein de l’Eglise des Natifs Américain d’un certain ,nombre de personne dont l’origine indienne était quelque peu douteuse. Désormais pour éviter une affaire judiciaire les membres des Eglises Natives Américaines doivent attester qu’au moins un quart de leurs membres est d’origine indienne.
Un autre cas difficile, voire même plusieurs : les Témoins de Jéhovah cette fois, qui refusent de servir les forces armées, ou le salut au drapeau, ou encore les transfusions sanguines, que ce soit pour eux ou pour leurs enfants. La Cour Suprême les autorisa à s’abstenir de service militaire ou d’enrôlement civil, mais statua au début de maintenir le devoir de salut au drapeau. La Cour Suprême revient ensuite sur cette décision. La question des transfusions sanguines est toujours à l’origine de conflits dans les juridictions d’état : on en a maintenu le droit pour un hôpital d’état, lorsque la vie d’un enfant est clairement en danger, et ce même si cela va à l’encontre de la religion des parents et que cela entorse quelque peu la constitution.
Conclusion : la liberté religieuse aux Etats-Unis n’est que relativement absolue. Assez pour que chaque secte ou religion aie la possibilité à chances égale d’avoir une attention particulière vis-à-vis d’une Cour Suprême que Oliver Wender Holmes a qualifié de « marché libre américain des idées ».
Il n’en reste pas moins qu’il existe une variable pour juguler cette anarchie métaphysique : cette tendance des juridictions à considérer comme bidon tout groupe religieux qui serait dirigé par une personne n’ayant pas, à un moment donné de son parcours, été ordonnée par une académie théologique qui soit plus reconnue et plus ancienne. Ce principe a commencé à apparaître lorsqu’on importa une main d’œuvre orientale peu coûteuse, suivie par des restaurateurs orientaux pas-si-bon-marché, et finalement, par leur leaders religieux des plus cheap au plus précieux. Les grandes religions d’Orient, telles que le bouddhisme, l’hindouisme, ou le taoïsme ne sont ni centralisées, ni hiérarchisées. Il suffit d’être considéré comme chef par des disciples pour réellement en devenir un. Les courts de justice se sont amenée progressivement à accepter ce fait, au moins lorsqu’il s’agissait d’orientaux. Les seules actions en justice menées à l’encontre même des gourous les plus controversés, ont concerné l’incarcération du révérend Sun Myung Moon pour extorsion de fonds et l’arrestation récente de Bhagwan Rajneesh pour entorse aux lois d’immigration. Et puisque la majeure partie de la population américaine considère ces deux hommes saints comme infects et odieux, et que la confrontation théologique a soigneusement été évitée, cela nous montre, de deux choses l’une : soit que cette relative liberté religieuse absolue est toujours de mise, soit - et c’est ce qu’affirment les distingués disciples du Révérend- que les cours de justice ont une façon tout à fait sournoise de traiter les cas d’héresie.
Entre temps, un autre pas a pu être franchi, d’une relative liberté absolue vers une absolue liberté grâce au Révérend Kirby Hensley, un type espiègle et facétieux, qui a obtenu une ordination d’un séminaire à distance tout-à-fait légal, mais peu respectable. Pour vous donner une idée de sa personnalité, tous ses interlocuteurs ont pu entendre de sa bouche qu’il est illettré et que c’est grâce à sa fille, qui lui a lu les questions et retranscrit les réponses qu’il dictait, qu’il a pu remplir les conditions d’examens en vue des épreuves théologiques. En insistant sur sa propre ignorance, sur le plan théologique comme sur la plupart des autres domaines, le révérend Hensley affirme que chaque homme, chaque femme et chaque enfant a le libre droit d’être ordonné en tant que membre d’un clergé.Il est,à cette fin, le fondateur d’une association pour ainsi dire désintéressée, l’Eglise de la Vie Universelle, qui gratuitement et sans aucune sélection, initie n’importe qui. Et pour être en mesure, dans ce monde cruel, de joindre les deux bouts, il y a ajouté une clause ; un peu plus de 20 dollars suffisent pour obtenir le degré de Docteur es Divinité de l’Eglise de la Vie Universelle. Ce diplôme est assez joli ; il les vaut certainement, les vingt dollars : encadré comme il le faut et suspendu au mur, il est sûr que cela impressionnera les voisins, à moins bien sûr qu’ils n’aient déjà entendu parler de l’ULC (Universal Life Church, NdT)
Lorsque des journalistes ont annoncés que certains plaisantins avaient pu obtenir des ordinations pour leurs chiens, leurs chats, et même des animaux plus colorés tels que des perroquets ou des chimpanzés, le révérend Hensley n’a pas été confus, pas le moins du monde. Le commentaire qu’il fit en conséquence fut que chaque créature conçue par Dieu est un être sacré, et alla même jusqu’à ordonner Madalyn Murray O’ Hair, une des athées les plus véhémentes et les plus controversées de tous les Etats-Unis.
Quelle validité peut-on accorder aux ordinations de l’ULC ? Il se trouve que tous les états reconnaissent aux Etats-Unis, les mariages célébrés par le clergé de l’ULC ; de nombreux « gradés » de l’ULC sont partis pour créer leurs propres sectes ou églises. Dans le plus grand respect que porte la loi américaine (à la liberté religieuse), un pasteur de l’ULC a autant de légitimité que tout autre pasteur, rabbin, prêtre, ou gourou . Le côté risqué c’est vis-à-vis de l’exemption fiscale. De jure, les cours de justices n’ont pas encore légiféré sur ce problème ; de facto, le fisc ne s’intéresse qu’aux cas où les circonstances laissent à penser qu’une ordination ne peut être qu’une combine pour esquiver les impôts. C’est arrivé il y a quelques années lorsque, dans une partie de l’état de New York, la totalité des propriétaires fermiers s’est vue ordonnée en masse (en français dans le texte). Les agents du fisc ont considéré cela comme une escroquerie flagrante, et en sus un exemple à ne pas suivre !, et ont directement ponctionné les comptes en banque des individus concernés. Les membres du clergé de l’ULC impliqués de façon avérée à promouvoir une religion quelle qu’elle soit sont généralement soumis à la même exemption de taxes que les officiels des églises moins excentriques.
Le révérend Hensley dit à qui veut l’entendre qu’il souhaite que son gouvernement tente de le soumettre à l’impôt. Il s’est essayé à un procès en appel sous le motif de discrimination et exige que le gouvernement, soit se mette à taxer aussi les autres instances religieuses, soit puisse laisser tranquille aussi bien lui que ses ouailles y compris les fermiers de l’Etat de New York. Cela fait au moins quinze ans qu’il dit cela, mais le bureau des impôts le laisse en paix lui seul.
On se souviendra de lui, selon moi, comme celui qui a ouvert les vannes et qui a fait passer la liberté religieuse du stade de relativement absolue, à celui de absolument absolue...
Les Druides Réformés Nord-Américains (RDNA) sont apparus en l’année 1957, dans un institut universitaire de moyenne ampleur, au début ce n’était pas d’une façon sérieuse. Ceux qui l’ont institué étaient des étudiants libres penseurs, la plupart d’origine irlandaise, et ils voyaient d’un mauvais œil l’obligation réglementaire d’assister une fois par semaine à la messe. Leur protestation, sous la forme d’une parodie, fut d’annoncer que les bosquets et les arbres étaient leurs églises. A l’origine, si les druides de la RDNA se réunissaient dans les bois, c’était surtout pour boire de l’irish whisky et se refiler des cours de langue gaélique ! Cependant, bientôt le rituel officiel fut transcrit et plusieurs fois retranscrit à mesure que les étudiant avançaient dans leur maîtrise de la langue et de l’histoire gaélique. Certaines branches du NéoDruidisme, courants appelés « groves » (bosquets, NdT) , se sont vite créés dans d’autres universités. Leurs leaders, appelés « Archidruides », sont souvent devenus des maîtres en matière de culture gaélique, et purent devenir un véritable clergé grâce aux ordinations accordées par ce bon Révérend Hensley. Et certains archidruides sont en effet sérieusement devenus des érudits en ce domaine, comme par exemple P.E. Isaac Bonewits, l’auteur de Real Magic, œuvre portant sur l’anthropologie et l’occultisme, par ailleurs assez connue. Il fut le premier à obtenir de l’université de Californie un diplôme universitaire dans son savoir, le chamanisme.
Or, puisque la RDNA a commencé en tant que farce, elle garde toujours un côté quelque peu affecté. On utilise toujours l’irish whisky en abondance dans les cérémonies, et les hérésies sont non seulement tolérées, mais encouragées par les Archidruides ! Sur le principe qu’il est toujours bon que le plus de personnes possible aient le pouvoir de réfléchir aux religions et à ce qui les concerne. Et la plupart des groves ne promulguent qu’un seule et unique dogme : « Le bien, c’est la nature ».
Le premier courant hérétique à avoir bifurqué vis-à-vis de la RDNA a été celui des druides chasidiques, ou CNDA, et fut fondé par le susnommé P.E. Isaac Bonewits. Le druidisme chasidic opère une forme de synthèse entre les pratiques du mysticisme juif (chasidisme) et le culte druidique des forces naturelles, et n’hésite pas à emprunter à toute autre religion existante dans le monde ( au passage c’est aussi une pratique des Unitaires Américains) et au lieu du « L’an prochain, Jérusalem » juif, le toast s’exprima ainsi « L’an prochain, Stonehenge ».
La RNADNA (Reformed Non-Aristotelician Druids of North Americains) L’Eglise Réformée Non Aristotélicienne des Druides Nord Américains ,- les initiales de leur sigle articulent ceux de l’ADN et de l’ARN, deux molécules génétiquement nécessaires à la vie- opèrent , eux, la synthèse entre le Druidisme et la philosophie non aristotélicienne du philosophe et mathématicien d’origine polonaise, le comte Alfred Korzybski. Leurs membres se sont soumis à un certain nombre d’interdits linguistique _ ce à quoi réfère Korzybskien parlant de « questions d’hygiène sémantique » par exemple en n’employant pas le verbe être parce que celui ci présuppose une forme de certitude, et que Korzybski considérait qu’après Einstein on se devait de penser compte tenu de la relativité. Du coup, on a reformulé le dogme druide « Le Bien c’est la Nature » en « La Nature semble être le bien »
Jamais les membres de RDNADNA ne diront « Beethoven, c’est mieux que Mozart » mais « Il me semble, au stade actuel de mon éducation musicale, que Beethoven c’est mieux que Mozart, cet avis ne concerne que moi. » Ils évitent aussi tout, qui présuppose l’omniscience ; et en même temps cela les préserve du racisme, du sexisme, ou du dogmatisme, puisque la pire des choses qu’ils peuvent affirmer au sujet de n’importe quel groupe humain ou animal serait : « Au stade actuel de mon évolution, il me semble, mais je parle pour moi, que certains individus de cette espèce sont agressifs. » Ces règles énoncés, les groves de la RDNADNA s’en vont dans les bois tout comme les druides de la RDNA, pour boire de l’irish whisky et communier avec ce que les autres Druides appellent la « Nature » et ce qu’eux désignent par « réalité non-verbale »
Une troisième hérésie est celle de la sorcellerie druidique ; elle a été amalgamée au renouveau wiccan ou sorcier, et a débuté avec un anglais excentrique vivant sut l’Ile de Man,(où certains ont pu reconnaître la mythique Avalon, NdT) un dénommé Gerald Gardner. Une bone dose d’hypocrisie mais surtout un authentique visionnaire, Gardner affirma que la Wicca est la plus ancienne religion en Europe, ayant été relegée à une pratique souterraine à cause des persécutions chrétiennes, et qu’elle lui avait été enseignée par des survivant d’un cercle dont les origines remontaient à l’époque du premier âge de pierre_ chaque détail faisant douter les érudits s’étant sérieusement porté sur le sujet. Il s’est aussi proclamé anthropologue, au plus a-t-il été un amateur intelligent et imaginatif dans ce domaine. Dans son essence, la sorcellerie homemade de Gerald Gardner vénère une divinité féminine plutôt que masculine, et de même que les druides il préférait pour son office les forêts plutôt que tout autre forme d’église ; depuis sa mort, la sorcellerie de Gardner a fortement été influencé par le féminisme. Ce sont plus des covens que des groves, et chaque coven institue son propre dogme_ certains penchent vers la réincarnation, ou Atlantis, ou ce genre de choses, alors que d’autres non_ tous cependant se rapprochent de l’idée que la domination masculine et les déïté mâles sont responsables de la guerre, de la pollution, de l’intolérance, et de la plupart des problèmes sociaux. L’aurore des jours de pais et de réalisation des utopies fera jour, lorsque sera réalisée dans le monde l’égalité des sexes et le retour au culte de la déesse.
Etrangement, cette idée que le monde est au bord de cette réapparition du culte de la déesse a été exprimée par d’éminent érudits, comme l’historien Arnold Toynbee, le psychologue Carl Gustav Jung, ou l’anthropologue Joseph Campbell. Les sorcières le savent bien, et elles adorent en référer à ces autorités lorsqu’elle passent à la télé.
Si pour une part la Wicca s’est mêlée au druidisme, de l’autre elle a pu être infiltrée par la science fiction en fusionnant partiellement l’Eglise de Tous les Mondes (Church of All Worlds, CAW). Fondée en 1974, cette église peut se prévaloir de cette originalité d’avoir été créée à partir d’un roman de science-fiction Stranger in a Strange World de Robert A. Heinslein ( Etranger dans un monde étrange). Bestseller dans les années soixante et toujours édité à l’heure actuelle, ce roman raconte l’histoire de Michael Valentine Smith, l’enfant seul rescapé du crash d’une fusée sur Mars.
Smith est élevé par les Martiens, finalement retrouvé par un autre équipage spatial de la Nasa, et puis ramené sur la Terre, il trouve les humains miséreux, malheureux, belliqueux ; il entreprend de nous transformer en prêchant la religion martienne_ dans laquelle on peut retrouver une forme panthéiste et rationaliste du bouddhisme Zen. Un fan de ce roman, Timothy Zell - qui travaillait alors dans un hôpital psychiatrique de Saint Louis- a été tellement fasciné qu’il obtint un grade par le révérend Hensley pour fonder la Church of All Worlds, qui désormais compte des successions (dénommées des « nids »)dans toutes les plus grandes villes des Etats-Unis. Ses membres affirment qu’une religion qui se base sur un roman de science fiction n’est certainement pas plus absurde qu’une autre fondée sur les légendes des anciens hébreux, ou une autre fondée sur les révélations d’une ange appelé Moroni.
L’enseignement principal de la CAW se résume ainsi « Vous êtes Dieu ». Suite à ses relations avec la Wicca et avec le féminisme, la CAW dit maintenant « Vous êtes le Dieu » exclusivement aux membres de sexe masculin, et aux membres du sexe opposé il dit « Vous êtes la Déesse. ». Les cérémonie, appelée « partage des eaux » sont assez jolies, et proviennent aussi de l’imagination scientiste de Heinslein. Pour le reste, cette théologie est rationaliste, individualiste, et se situe politiquement entre les libertaires extrémistes et les anarchistes non violents. Vous aurez tout compris si je vous dit que politiquement les positions font penser à une rencontre instable et explosive entre Ronald Reagan et Mahatma Gandhi.
Le fondateur Tim Zell, toujours actif dans le monde de la Wicca et dans la CAW, a eu le projet de créer, par une sorte de chirurgie ou un hocus pocus génétique, un dieu à corne unique qu’il appelle licorne, exhibé à l’heure actuelle dans des cirques. Lui-même est parti dans le Pacifique Sud, à la recherche d’une sirène. Je l’ai rencontré et je suis certain qu’il nous reviendra avec de quoi nous surprendre et nous amener le sourire.