LA PSYCHOLOGIE DE L’EXTASE
jeudi 29 septembre 2005, par Spartakus FreeMann
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Définitions
Les mots Dieu, religion, foi, morale, femme, etc. (il s’agit de formes de croyances) sont utilisés pour exprimer différents « moyens » de contrôle et d’expression du désir : une idée d’unité par la peur, sous une forme ou une autre, devant s’écrire esclavage - les limites imaginées, reculées par la science qui n’ajoute à notre taille qu’un pouce chèrement payé : pas plus.
Kia : La liberté absolue qui, étant libre, est suffisamment puissante pour être « réalité » et libre à tout moment : par conséquent n’est-elle pas manifeste ou potentielle (sauf comme possibilité immédiate) via des idées de liberté ou des « moyens », mais par l’Ego libre de le recevoir, étant libre d’idées à son propos, et ne croyant point. Moins on en dit de lui (le Kia), moins obscur il est. Souvenez-vous que l’évolution enseigne par de terribles châtiments - cette conception est réalité fondamentale mais pas affranchissement définitif de l’évolution.
Vertu : Pur Art.
Vice : Peur, croyance, foi, contrôle, science, et le reste.
Amour de Soi : Un état mental, une humeur ou une condition causés par l’émotion du rire, devenant le principe qui permet à l‘Ego la compréhension ou association universelle, en permettant l’inclusion avant la conception.
Épuisement : Cet état de vacuité est produit par l’épuisement d’un désir au moyen d’une quelconque méthode de dissipation, lorsque l’humeur correspond à la nature du désir, i. e., lorsque l’esprit est tourmenté à cause du non-accomplissement de tel désir et cherche un soulagement. En s’emparant de cette humeur et de cette force vive, la vacuité qui en résulte est sensible à la subtile suggestion du Sceau.
Des différentes religions et doctrines comme moyens de plaisir, de liberté et de pouvoir.
En quoi doit-on croire si ce n’est en Soi ? Et le Moi est négation de la complétude comme réalité. Aucun homme n’a jamais vu le moi. Nous sommes ce que nous croyons et ce que cela implique via un processus temporel dans la conception ; la création est causée par cet asservissement à la formule.
Les actions sont les expressions d’idées liées à la croyance ; étant inhérentes elles sont obscures, leur opération est indirecte, elles trompent aisément l’introspection. Les fruits de l’action sont doubles. Ciel ou Enfer, leur Unité ou leur Néant (Purgatoire ou Indifférence). Au Ciel se trouve le désir des Femmes, en Enfer, l’intense désir. Le Purgatoire est l’espérance différée, l’Indifférence n’est que déception jusqu’à la guérison. Alors sont-ils en vérité une seule et même chose. Le jouisseur avisé, ayant réalisé qu’il s’agit de ’différents degrés du désir’, jamais désirables, renonce à la Vertu comme au Vice et devient un Kiaiste. Chevauchant le Requin de son désir, il traverse l’océan du principe duel et s’engage dans l’amour de soi.
Les religions sont la projection de l’incapacité, les imaginations de la peur, le masque de la superstition, pour elles paradoxe est vérité (1), étant aussi, souvent, l’ornement de l’imbécillité. Comme une vertu dans l’Idée pour maximaliser le plaisir à peu de frais, pardonner vos péchés et les excuser - n’est que cérémonial, l’expression des marionnettes envers la peur au pouvoir. Oui ! Ce que tu as ordonné dans ta piété est ton plus grand tourment, tout imaginaire qu’il soit ! La perspective n’est point agréable ; tu t’es instruit ! Cela est devenu inné et ton corps est sensible.
* Que Dieu est toujours au Ciel ou que l’inconcevable Tout-Puissant émane sa conception ou négation - commet le suicide, etc.

Certains encensent l’idée de Foi. Croire être des Dieux (ou toute autre chose) les ferait tels - démontrant par tout ce qu’ils font qu’ils sont pleins de leur non-croyance. Mieux vaut admettre l’incapacité ou l’insignifiance que les renforcer par la foi ; car le superficiel ’protège’ mais ne change rien au vital. Aussi, rejette le premier pour le second. Leur formule est tromperie et ils sont trompés, la négation de leur dessein. La foi est reniement, ou la métaphore de l’Idiotie, d’où qu’elle échoue toujours. Pour rendre l’esclavage plus sûr, les Gouvernements forcent la religion dans la gorge de leurs esclaves, et cela marche toujours ; peu en réchappent, d’où que leur honneur soit le plus grand de tous. Lorsque la foi périra, le « Moi » s’épanouira. D’autres, moins sots, obscurcissent le souvenir que Dieu est une conception d’eux-mêmes, et tout autant sujette à la loi. Alors, cette ambition de la foi est-elle si désirable que cela ? Pour ma part, je n’ai pas encore vu d’homme qui ne soit d’ores et déjà Dieu.
D’autres encore, et ceux qui savent bien des choses, ne peuvent vous dire exactement ce qu‘est ‘la croyance‘, ou comment croire en ce qui défie les lois naturelles et les croyances existantes. Pour sûr, pas en disant ‘Je crois‘ ; cet art fut longtemps perdu. Ils sont même davantage sujets à la confusion et à la distraction dès qu’ils ouvrent leurs gueules pleines d’arguments, impuissants et malheureux à moins de propager leur propre confusion, pour gagner en force ils doivent adopter le dogme et le maniérisme qui excluent des possibilités... Par l’illumination de leur connaissance se détériorent-ils dans l’accomplissement. Ne les avons-nous pas vus se flétrir proportionnellement à leurs explications ? En vérité, l’homme ne peut croire par la foi ou le gain, ni expliquer sa connaissance à moins de naître d’une nouvelle loi. Etant toutes choses, avons-nous besoin d’imaginer le contraire ?
Sois mystique.
D’autres croient en la prière... N’ont-ils pas encore tous appris que demander c’est se voir refuser sa demande ? Que ceci soit l’origine de ton Évangile. Oh, vous qui vivez les vies des autres ! A moins que le désir ne soit subconscient, il n’est pas accompli, non, pas en cette vie. En vérité, le sommeil vaut mieux que la prière. La quiétude, c’est le désir caché, une forme de « ne pas demander » ; par ce moyen la femelle obtient beaucoup de l’homme. Emploie la prière (si tu dois prier) comme un moyen d’épuisement, et ainsi obtiendras-tu ton désir.
Certains s’efforcent de montrer la similitude des différentes religions ; certainement je prouve ainsi la possibilité d’une illusion fondamentale, mais ils ne s’en rendent jamais compte - de cet Ukaze dont ils sont la raillerie, tellement ils le regrettent ! Ils souffrent plus de conflits que les ignorants. Ce qu’ils peuvent identifier à leurs propres déceptions ou craintes, ils l’appellent vérité. Ils ne remarquent jamais cette similitude ni la quintessence des religions, leur propre pauvreté d’imagination et la palliation de la religion. Il serait préférable de montrer les différences essentielles des religions. Autant connaître les divers moyens ; leur objet n’est-il pas de tromper et de gouverner ? Pour sûr, là où il s’agit d’atteindre le transcendantal, Dieu et la religion ne sauraient avoir de place.
D’autres louent la prétendue vérité, mais ils lui attribuent de nombreux récipients ; oubliant sa contingence, ils prouvent sa relation et son paradoxe, le chant de l’expérience et de l’illusion. Le paradoxe n’est pas la « vérité », mais la vérité que toute chose peut être vraie pour un temps. Ce qui supplante le paradoxe et sa foi implicite (‘pas nécessaire’), j’en ferai le fondement de mon enseignement. Décidons du délibératif, ‘la vérité’ ne peut être divisée. Seul l’Amour de Soi ne peut être nié et il est Amour de Soi en tant que tel lorsqu’il est paradoxal, dans n’importe quelle condition, d’où que lui seul soit vérité, complet sans accessoires.
Certains font l’éloge de la Magie cérémonielle, et sont supposés souffrir plus d’Extase ! Nos asiles sont pleins, cette époque est dépassée ! Est-ce en symbolisant qu’on devient le symbolisé ? Si je me couronnais Roi, serais-je pour autant un Roi ? Je serais plutôt un objet de dégoût ou de pitié. Ces magiciens dont le manque de sincérité est le salut ne sont que les dandys désœuvrés des Bordels. La magie n’est que l’aptitude naturelle de chacun à attirer sans demander ; la cérémonie est sans apprêt, sa doctrine est la négation des leurs. Je les connais bien, eux et leur credo-savoir qui enseigne la peur de leur propre lumière. Vampiriques, ils sont aussi attirants que des poux. Leurs pratiques prouvent leur incapacité, ils n’ont pas de magie pour intensifier le normal, la joie d’un enfant ou d’une personne saine, aucune pour évoquer le plaisir ou la sagesse qui se trouvent en eux-mêmes. Leurs méthodes dépendent d’une confusion de l’imagination et d’un chaos de conditions, ils acquièrent leur connaissance avec moins de décence qu’une hyène sa nourriture. Je dis qu’ils sont moins libres, n’obtiennent pas la satisfaction du plus misérable des animaux. Se condamnant par leur répugnante obésité, leur manque de pouvoir, sans même posséder la magie personnelle du charme ou de la beauté, ils sont agressifs dans le mauvais goût comme dans leur marchandage publicitaire. La liberté de l’énergie ne s’obtient pas par sa réduction à l’esclavage, ni le grand pouvoir par la désintégration. N’est-ce pas parce que notre énergie (contenu mental) est déjà liée et divisée que nous sommes incapables, sans même parler de magie ?
Certains croient que toutes choses sont symboliques, et qu’elles peuvent être transcrites, et justifier l’occulte, mais de quoi ils ne savent pas. (De grandes vérités spirituelles ?). Ainsi l’argument est-il une métaphore, embrouillant prudemment l’évidence qui développe la vertu cachée. Cette inutile corpulence, pour impressionnante qu’elle soit, n’est-elle pas répugnante ? (L’éléphant est excessivement gros mais extrêmement puissant, le porc, bien qu’odieux, n’engendre pas le dédain de notre bon goût). Si un homme n’est pas un héros pour son serviteur, il sera d’autant moins un mystique aux yeux des curieux ; la ressemblance éduque le mimétisme. Décorez votre signification, aussi désagréable soit-elle (de fait), après avoir montré votre honnêteté. La vérité, même simple, n’a jamais besoin de l’argument de la confusion en faveur de l’obscurité ; son propre et pur symbolisme embrasse toutes les possibilités tel un dessein mystique. Fiez-vous au bon sens et vous inclurez la vérité qui ne peut pas mentir ; aucun argument ne l’a emporté à ce jour. La parfaite proportion n’inspire aucun remaniement, et ce qui est inutile dépérit.
Ils rejettent tout le symbolisme moderne (2) et atteignent très tôt une limite absurde. Ne misant pas sur le changement (2) ni (parfois) sur la nature arbitraire du symbolisme ou la chance d’une folie préservée, par leur adoption du traditionnel sans aucune Science, qui leur donnerait une version du présent, leur symbolisme est chaotique et dénué de sens. Sans connaître l’interprétation originale ils parviennent à projeter leur propre pauvreté par cette confusion, comme expliquant les anciens symboles. Les enfants sont plus sages. Ce conglomérat d’antiquités en ruines, réunies par la maladie de la cupidité - est pour sûr l’occasion de la charité ? Oubliant les idées de camelote, apprenez la meilleure des traditions en observant vos propres fonctions et ce qui est moderne avec impartialité. Certains louent la croyance en un code moral et doctrinal qu’ils transgressent naturellement et continuellement, sans jamais toucher à leur but. Pourvu qu’ils aient la nature qui convienne, ils réussissent pleinement dans le gouvernement d’eux-mêmes, et sont les plus robustes, les plus sains et ceux qui se plaisent le plus à eux-mêmes. On peut dire cela négation de ma doctrine, et ils en tirent une passable satisfaction, cependant que la mienne est complète. Qu’il demeure ici, celui qui n’est pas assez fort pour le grand œuvre. Dans la liberté pourrait-il s’égarer. Aussi, remplumez sans peur vos ailes, vous, les humbles !
D’autres disent que seule la connaissance est éternelle, c’est là l’éternelle illusion de l’instruction - l’Ukase d’apprendre ce que nous savons déjà. Dès que nous nous demandons « comment » nous engendrons la stupidité ; sans cette conception, qu’y a-t-il là que nous ne pourrions connaître ou mener à terme ? D’autres ont un penchant pour la concentration, celle-ci ne vous libérera pas, l’esprit concevant la loi est esclavage. Parvenu à ce point, vous souhaiterez la déconcentration. La dissociation d’avec toutes les idées, à l’exception d’une seule, n’est pas la délivrance mais l’accomplissement imaginatif ou la fureur de la création. D’autres, encore, disent que toutes choses sont émanations de l’Esprit Divin, comme les rayons du Soleil, et donc quel besoin d’émancipation ? En vérité, les choses sont de toute nécessité via leur conception et leur croyance. Détruisons ou modifions la conception, et vidons la croyance.
Celles-ci et de nombreuses autres doctrines sont déclarées par moi comme étant ce qui perpètre le péché et l’illusion. Toutes et chacune reposent sur un sous-entendu embrouillé, obscurcissant, mais cependant engendré de la dualité de la conscience dont elles profitent pleinement. De peur, elles vomiraient du sang chaud si elles voyaient les fruits de leurs actions et plaisirs. Croyant ainsi dans des doctrines largement différentes, elles tiennent de ce principe duel, et se parasitent nécessairement les unes des autres. Comme les drogues et le bistouri du chirurgien, elles ne peuvent qu’annuler ou au mieux supprimer un effet. Elles ne changent ni ne suppriment la cause fondamentale (la loi). « Oh, Dieu, Toi qui es la stagnation ambiante ». Tout est charlatanisme : ces religions, dont l’existence même repose sur leur échec, sont si remplies de misère et de confusion, n’ayant fait que multiplier les arguments, aussi pleines d’arguments qu’elles sont nuisibles, si pleines de superflu, si dépourvues de tout libre plaisir en cette vie ou une autre, que je ne puis soutenir leurs doctrines. Leur critère pour le plaisir - la mort ! Mieux vaut qu’un homme renonce à elles toutes, et embrasse son propre et invincible dessein. Il ne peut aller plus loin, et c’est là sa seule délivrance. Par lui peut-il mettre son plaisir là où il le veut, et trouver la satisfaction.
(2) Tous les moyens de locomotion, les machines, les gouvernements, les institutions, et tout ce qui est essentiellement moderne, est symbolisme vital des œuvres de notre esprit, etc.
(3) Le symbole de la justice connu des Romains ne symbolise pas la justice Divine, ou la nôtre, du moins pas nécessairement ou usuellement. La vitalité n’est pas exactement comme l’eau - pas plus que nous ne sommes des arbres ; nous sommes plutôt comme nous-mêmes, pouvant incidemment inclure des arbres non appris ici ou là -, bien plus évidente dans nos œuvres actuelles.
Le Kia dans sa Manifestation Transcendantale et Concevable
De nom, il n’a pas besoin, pour être désigné, je le nomme Kia - je n’ose le prétendre être moi-même. Le Kia pouvant être exprimé par des idées concevables n’est pas le Kia éternel, qui consume toute croyance - mais est l’archétype du ‘moi‘, l’esclavage de la mortalité. M’efforçant de « le » décrire, j’écris ce qui pourrait être - mais pas usuellement - nommé le « livre des mensonges » (1). C’est l’hétérodoxie de l’originable - une ‘vision’ subtile qui transmet d’une manière ou d’une autre, accidentelle, que la vérité se trouve quelque part. Le Kia pouvant être vaguement exprimé par des mots est le ’Ni Ceci-Ni Cela’, le ’Je’ non modifié dans la sensation de l’omniprésence, l’illumination symboliquement transcrite dans l’alphabet sacré, au sujet duquel je suis sur le point d’écrire. Son émanation est sa propre intensité, mais n’est pas nécessité, il a existé et toujours existera, c’est le quantum vierge, par son exubérance nous avons gagné l’existence. Qui peut dire où, pourquoi et comment il est relié ? Par le travail du temps, celui qui doute habite ses limites. Relié à rien mais permettant toutes choses, il élude la conception, tout en étant la quintessence de la conception car imprégnant de plaisir la signification. Antérieur au Ciel et à la Terre, sous son aspect qui les transcende, mais pas l’intelligence, il peut être considéré comme le principe sexuel primordial, l’idée de plaisir dans l’amour de soi. Seul celui qui a atteint la posture de la mort peut appréhender cette nouvelle sexualité, et voir satisfait son amour tout-puissant. Celui qui est toujours assujetti à la croyance, entravé par le désir, s’identifie à tout cela et ne peut voir que ses infinies ramifications dans l’insatisfaction (2). Ancêtre d’elle-même et de toutes choses mais ne ressemblant à rien, cette sexualité, dans sa simplicité première, personnifie l’éternité. Le temps ne l’a pas changée et c’est pourquoi je la dis nouvelle. Ce principe sexuel ancestral, et l’idée de moi, sont une seule et même chose, cette identité est son exaction et ses infinies possibilités, la première dualité, le mystère des mystères, le Sphinx aux portes de toute spiritualité. Toutes les idées concevables commencent et se terminent comme lumière en son émotion, l’extase qu’induit la création de l’idée de moi. L’idée est unité par la formule du moi, sa nécessaire réalité comme continuité, la question de toutes choses, tout cet univers visible et invisible en provient. Comme l’unité conçoit la dualité, elle engendre la trinité, engendre le tétragrammaton. La dualité étant unité, elle est temps, le complexe de la conception, l’éternel reflux de la réalité primitive dans la liberté - étant trinité de dualités, ce sont les six sens, les cinq facettes du sexe - se projetant comme environnement pour l’assimilation de soi par le déni, comme sexualité complète. Etant un tétragrammaton de dualités, il s’agit d’une disposition en douze, le complexe humain, et on peut l’appeler les douze commandements du croyant. Cela imagine l’éternel décimal, sa multiplicité embrassant l’éternité, d’où émanent les formes multiples, constituant l’existence. Vitalisée par le souffle de l’amour de soi, la vie est consciente d’une. Le moi étant sa propre force opposée, il est alternativement conflit, harmonie, vie et mort. Ces quatre principes sont une seule et même chose - la conception vue comme le ‘moi’ ou conscience complets - d’où qu’ils peuvent être fondus dans l’unité et Symbolisés (illustration). Une forme faite de deux, trine et possédant quatre directions.
(1) Au sujet de ce ‘Moi‘.
[manque illustration]
Toute conception est le principe duel, la loi qui est sa condition.
(2) Le principe sexuel non modifié, réfracté via le principe duel, émane l’infinie variété des émotions ou sexualités, pouvant être dites ses ramifications.
KIA symbolisé
Ni Ceci-Ni Cela ou la sexualité non modifiée.
| Principe Duel. |
Modifications.
[manque illustration]
La Loi Transcendantale, la Loi et le Testament du « Nouveau »
La loi de Kia est son propre arbitre, au-delà de la contrainte, qui peut se saisir du Kia sans nom ? Évident mais inintelligible, sans forme, au dessein fort excellent. Son vœu est sa surabondance, qui peut dire son but mystérieux ? Par notre connaissance il devient plus obscur, plus lointain, et notre foi - opacité. Sans attribut, je ne connais point son nom. Comme il est libre, il n’a nul besoin de souveraineté ! (Les royaumes sont leurs propres spoliateurs). Sans lignée, qui peut prétendre être de ses parents ? Sans vertu, comme il est gracieux en son moral amour de soi ! Comme il est puissant, en son assertion du « Pas besoin-Pas d’importance » ! L’amour de soi, dans sa perspective intégrale, sert son propre et invincible dessein d’extase. La suprême félicité simulant l’opposition est son équilibre. Il ne souffre d’aucun mal, pas plus qu’il ne travaille. N’est-il pas auto-attirant et indépendant ? Pour sûr, nous ne pouvons le dire équilibre. Si nous pouvions imiter sa loi, toute création s’unifierait et servirait notre dessein dans le plaisir et l’harmonie. Le Kia transcendant la conception, il est immuable et inépuisable, pas besoin d’illumination pour le voir. Si nous ouvrons notre bouche pour en parler, ce n’est pas de lui dont nous parlons mais de notre dualité, si puissant il est en sa simplicité première ! Le Kia, sans concevoir, se donne rendez-vous comme plénitude de la création. Sans assertion, la plus puissante des énergies, sans petitesse, elle peut sembler être la dernière des choses. Sa possession est nôtre sans que nous la demandions, son être est libre, la seule chose qui soit libre. Sans distinction, elle n’a pas de favoris, mais se nourrit elle-même. De peur, toute création lui rend hommage - mais ne loue point sa morale, et ainsi toute chose périt-elle sans beauté. Nous nous dotons de la puissance que nous lui prêtons et il agit comme maître - (3), jamais la cause de l’émancipation. Ainsi, depuis toujours, je donne forme au Kia à partir du ’moi’, sans ressemblance, mais pouvant être regardée comme la vérité. Et l’esclavage vient de cette délibération, ce n’est pas par l’intelligence que nous serons libres. La loi du Kia est son dessein toujours originel, indéterminé, sans que changent ses émanations, via notre conception elles se matérialisent et tiennent de cette dualité, l’homme tire sa loi de cette réfraction, ses idées - la réalité. Avec quoi équilibre-t-il son extase ? Mesure par mesure, par l’intense douleur, la tristesse, et les peines. Et quoi de sa rébellion ? L’esclavage de toute nécessité ! La dualité est la loi, la réalisation par la souffrance relie et oppose par unités de temps. Il est difficile d’obtenir une extase de quelque longueur, et cela exige bien du travail. Divers degrés de souffrance alternant avec des bouffées de plaisir et des émotions moins tourmentées, semblent être la condition de la conscience et de l’existence. La dualité, sous une forme ou une autre, est la conscience comme existence. C’est l’illusion du temps, des dimensions, de l’entité, etc. - la limite du monde. Le principe duel est la quintessence de toute expérience, aucune ramification n’a augmenté sa simplicité première, mais n’est que sa répétition, sa modification ou sa complexité, jamais son évolution n’est-elle complète. Il ne peut aller au-delà de l’expérience du moi - et donc revient et s’unit encore et encore, toujours une déception. Toujours rétrogressant vers sa simplicité d’origine, l’infinie complication est son évolution. Aucun homme ne peut comprendre ‘Pourquoi’ à la vue de ses œuvres. Connaissez-le comme l’illusion qui embrasse le savoir de toute l’existence. Le plus âgé qui ne grandit pas en sagesse, on peut le voir comme la mère de toutes choses. Par conséquent, croyez que toute expérience est illusion, et loi de la dualité. De même que l’espace se répand dans un objet par le dedans et par le dehors, à l’intérieur comme au-delà de ce cosmos toujours changeant trouve-t-on ce principe sans second.
(3) A cause des marques imprimées par les incarnations, notre ’moi’ final est dérivé des attributs dont nous dotons notre Dieu, l‘Ego abstrait ou principe concepteur. Toute conception est un reniement du Kia, d’où que nous sommes son adversaire, notre propre mal. Progéniture de nous-mêmes, nous sommes le conflit entre ce que nous nions et affirmons du Kia. Il semblerait bien que nous ne puissions être trop prudents dans notre choix, car il détermine le corps que nous habitons.
Soliloque sur la Divinité
Qui a jamais pensé ainsi ?
Quelque chose engendre la Douleur, quelque chose alimente l’Agonie ; et si l’Idée latente de la Suprême Félicité en était la cause ? Et cette espérance éternelle, cette accumulation d’ornements sur la pourriture, cette pensée toujours présente - elle coïnciderait avec la vanité ayant préséance sur la mort ? Oh, misérable pensée provenant du plus épouvantable spleen - comment puis-je te dévorer et sauver mon Ame ? La réponse fut toujours : ’Rends hommage à qui de droit, le Médecin est le Seigneur de l’existence !" Cette superstition de la médecine - n’est-elle pas l’essence de la lâcheté, la représentante de la mort ?
N’est-il pas étrange que nul ne se souvienne d’être mort ? As-tu jamais vu le Soleil ? - Si tu l’as vu, alors n’as-tu rien vu qui soit mort - bien que tu croies différemment ! De « toi » ou de ce cadavre, lequel est le plus mort ? Lequel de vous possède le plus important degré de conscience ? A n’en juger que par l’expression, lequel de vous deux semble jouir davantage de la Vie ? Puisse cette ‘croyance’ en la mort ne pas être la ‘volonté’ qui s’efforce vers ’la mort’ pour votre satisfaction, mais ne peut rien vous donner de mieux que le sommeil, le déclin, le changement - l’enfer ? Ce somnambulisme constant est ‘le non-satisfaisant’.
Vous ne croyez ni aux Esprits ni aux Dieux - parce que vous ne les avez pas vus ? Quoi ! N’avez-vous jamais vu les fantômes moqueurs de vos croyances ? - l’asile rigolard de votre humilité ou Mammon - vos grotesques Idées sur le ’Moi’ ? Oui, vos facultés elles-mêmes et vos Mensonges les plus courageux sont des Dieux ! Qui est l’assassin de vos Dieux - sinon un Dieu !
Il n’y a aucune preuve que vous ayez existé auparavant ? Quelle excuse ! Personne n’est jamais revenu pour nous raconter ? Damné avocat ! Vous n’êtes que ce que vous étiez - changé d’une manière ou d’une autre ? A première vue peut-être êtes-vous réincarné en quelque chose ? Les ‘peut-être’, au pluriel, sont possibles ! Pouvez-vous faire une chose différemment de comment vous la faites ? Je ne me lasserai jamais d’affirmer que vous faites constamment différemment !
Quelle est la « laideur » qui offense ? C’est la vague conscience qu’il va vous falloir changer d’idée - que vous faites germer ce que vous contenez ? Vous êtes toujours en train de vous souvenir de ce que vous avez oublié ; aujourd’hui sera peut-être le jour du jugement dernier - de croire de force à ce en quoi vous ne croyiez pas ? Si aujourd’hui est hier en tout sauf les apparences - alors demain est aussi aujourd’hui - le jour du déclin ! Cet univers est chaque jour détruit, c’est pourquoi vous êtes conscient ! Il n’y a pas de Vie ni de Mort ? De telles idées ne devraient être rien moins que comiques.
Il n’y a pas de dualité ?
Vous êtes conscient de l’heureux Papillon que vous observez et êtes conscient d’être ’Vous’ ; le Papillon est conscient d’être ’lui-même’ et, comme telle, c’est une conscience aussi bonne que la vôtre, et la même, i.e. d’être ’vous’. Cette conscience de ’vous’, que tous deux ressentez, serait le même ’vous’ ? Ergo, vous êtes un seul et même - le mystère des mystères et la chose la plus simple du monde à comprendre ! Comment pourriez-vous être conscient de ce que vous n’êtes point ? Mais vous pourriez croire différemment ? Ainsi, si vous blessez le Papillon, c’est vous-même que vous blessez, mais votre croyance que vous ne vous blessez pas vous-même vous protège de la blessure - pour un temps ! La croyance se lasse et vous êtes affreusement blessé ! Fais ce que tu veux - la croyance est toujours sa propre inconsistance. Le désir contient toutes choses, pour cela devez-vous croire en toutes choses - si tant est que vous devez croire en quelque chose ! La croyance semble exclure le bon sens.
Pas de doute - cette conscience du « Toi » et du « Moi » est le bourreau guère désiré mais toujours prêt - bien qu’il ne soit ’pas nécessaire qu’il en soit ainsi’, en aucune manière ! N’est-ce pas une question de Peur ? Avez-vous peur d’entrer dans la fosse aux Tigres ? (Et je vous assure que c’est une question de rectitude - innée ou culturelle - que d’entrer volontairement ou d’y être poussé, que d’en sortir vivant ou non !). Et pourtant, chaque jour vous pénétrez sans crainte dans des fosses habitées par de plus terribles créatures que les Tigres, et en ressortez indemne - pourquoi ?
L’Allégorie
De grands scientifiques découvrent les propriétés mortelles des microbes qu’ils ont appris que nous respirions, et qui d’après leurs canons devraient détruire ; nous devrions être déjà morts ? Ayez foi ! Les canons de la science sont tout à fait corrects, ils ne déjouent point le doute ! Notre grand familier - cet ’élan vers la connaissance’ nous comblera pour sûr de la maladie et la mort qu’ils apportent ! Et nous octroiera également en compensation leurs pouvoirs de destruction ! Pour la destruction de qui ? Les choses seront réglées ! Est-ce là la valeur de la volonté ? Cette ’volonté de puissance’ - qui ô combien la vie préserve ! Quelle avancée dans la judicieuse sélection ! Qu’ils sont charmants ! Ces nobles explorateurs ! Ô, vous les savants, continuez à découvrir l’Enfer ! Lorsque vous êtes imprégnés de science - l’éclair va-t-il tonner le meurtre ? Un nouvel espoir va-t-il naître ? De nouvelles créatures pour le cirque ? (La conception de) la Divinité doit toujours transformer son inertie pour la transmuer en son véritable opposé - car elle le contient !
Le maître doit être l’élève douloureux de sa stupidité ?
L’idée de Dieu signifie toujours l’oubli de la suprématie et de la Piété. Doivent-elles donc être supplantées par la peur, non ?
Il n’y a pas d’Athée, personne n’est affranchi de son autobiographie, pas d’intrépide hédoniste à l’horizon ?
La conception est l’absence de son indiscutable réalité ou réalité interne ! Lorsque la conception commémore l’oubli - ce serait l’occasion de sa réalité pour vous ? Lorsque la prière (vous priez toujours) s’est transmutée en son Blasphème - vous êtes suffisamment attirant pour être entendu - votre désir est satisfait ! Quel saut périlleux de l’humilité !
Que l’on projette Dieu comme Maître par peur, ou comme l’habitant intérieur par l’amour, les Dieux nous sommes tout le temps, c’est pourquoi la divinité est toujours potentielle. Sa constante génération, le retard éternel - est la vie. Cette envie du Maître ou Créateur - le dernier espoir qu’il faille en quelque sorte suivre est aussi l’existence et la perte de ‘la Vie’ !
Le fait scientifique n’existe pas, il implique toujours son opposé comme fait égal, tel est le ‘fait’. Pourquoi alors se préoccuper de prouver quelque chose comme fait ? Ce vain espoir de démontrer une finalité, c’est la mort même, alors pourquoi raconter des sornettes au ‘Désir’ ? Vous avez prouvé (par les mathématiques !) que le soleil est à de nombreux millions de kilomètres de vous - vous allez maintenant améliorer son efficience ! La Nature - cette impulsion aux antithèses de vos vérités - vous prouvera bientôt elle aussi (mathématiquement et aussi souvent que vous voudrez !) que le Soleil n’existe pas du tout ! Ou si vous le désirez : elle démontrera catégoriquement que le Soleil est des millions de millions de fois plus éloigné ou plus proche que vous ne le pensiez de prime abord ! Fort extraordinaire penseur ! Ces faits et bien d’autres encore sont déjà connus du papillon, des poux, des insectes - et peut-être de vous-même ? Qui a les sens les plus fidèles - vous ou la mouche ? Avec le temps finirez-vous par adopter leur vision - leurs pensées et leur sagesse - vous étiez tel auparavant ? Vous l’êtes aujourd’hui mais ne les avez pas encore réveillées - vous seriez à nouveau d’une telle puissance ! Merveilleux progrès ! Réussites bien méritées ! Fort impitoyables ! On devrait soigneusement examiner ce progrès, voir également ce que vous avez gagné au moyen de la science.
Une pensée pour la perspective - vous êtes toujours ce que vous désirez le plus - l’avenir ! Votre désir est de vivre selon votre désir, et cela vous le réaliserez toujours ! Sentiment fort noble ! - vous êtes déjà ‘cela’ - le ‘satisfait’ - le ‘sans désir’ - ‘pour de vrai’ ! Ivre êtes-vous de cela !
Il n’est d’autre illusion que la conscience ! Cette conscience est toujours le souriant monument commémorant ‘Que vous ayez ou non jamais réellement joui de la Vie’ !
Le Dieu de la « Volonté » est l’ordre auquel obéir, sa Justice terrorise tout le monde - elle est telle une Epée - votre dû pour l’obéissance ! La ‘Volonté’ est l’ordre de croire, votre volonté est ce que vous avez activement cru être croyance de bonne volonté à votre égard ! Vous pensez lorsque ‘cela’ souhaite ! ‘La Volonté’ est complication, les moyens d’autres moyens. Dites cette volonté libre ou non - au-delà de la volonté et de la croyance se trouve l’Amour de Soi - je ne connais pas de meilleur nom. C’est libre de croire à ce que ça désire. Vous êtes libre de croire en rien qui soit relié à la croyance. La ‘Vérité’ n’est pas difficile à comprendre ! La vérité n’a pas de volonté - la volonté n’a pas de vérité ! La vérité est la ’volonté’ jamais crue - elle n’a pas de vérité ! ‘Peut-être’ - c’est la certitude immédiate ! Ce Sphinx obsédant nous enseigne la valeur du ’vouloir quelque chose’ ? Aussi n’est-il de risque plus grave que la Connaissance Absolue - si un peu est dangereux - qu’en est-il donc de l’Omniscience ? La force Toute-Puissante n’a pas de complices !
La science est ce maudit doute du possible, oui, de ce qui existe ! Vous ne pouvez concevoir une impossibilité, rien n’est impossible, vous êtes l’impossible ! Le doute est retard, mais comme il punit ! Nulle chose n’est plus vraie qu’une autre chose ! Qu’est-ce que vous n’êtes pas - avez-vous jamais sincèrement répondu à cette question ?
Vous vous tyrannisez vous-même, et ainsi oubliez constamment ce dont vous vous souvenez ; vous résistez aux objets des sens et présentez de la résistance aux facultés selon que vous croyez ou non. Ces facultés sont aussi nombreuses que les atomes que vous n’avez pas encore vus, et elles sont aussi infinies que le chiffre un - elles viennent à la vie à volonté. Vous en adoptez un petit peu à la fois - vous parlez connaissance via elles - auriez-vous au moins compris la grammaire, ceux que vous reniez parlent plus fort que vos paroles ! Je ne croirais pas dans la sagesse du Tout-Puissant.
La croyance est toujours sa propre tentatrice, proposant de croire différemment ; vous ne pouvez croire en la liberté mais pourriez être libéré de la croyance ? Pas plus que vous ne pouvez croire en la ‘Vérité’, mais vous n’avez nul besoin de vous compromettre. La voie de la Vie n’est pas par ‘les moyens’ - ces doctrines - voire mes doctrines bien qu’elles permettent au dévot auto-désigné d’imiter ma réalisation - puissé-je jamais rougir ! L’homme de douleur est l’Enseignant ! J’ai enseigné - enseignerai-je de nouveau à toi, ou à moi-même ? Pas même pour un cadeau du Ciel ! La maîtrise équivaut à apprendre - équivaut à constamment désapprendre ! Tout-Puissant est celui qui n’a pas appris et puissant le nourrisson - il n’a que le pouvoir d’assimiler !
Et les idiots les plus solécistes demandent maintenant : ’comment pouvons-nous échapper aux inévitables évolutions de la conception - car tout conçoit en permanence ?’ Ma réponse devra permettre tous les moyens, tous les hommes, toutes les conditions. Ecoute, ô Dieu que tu es, qui veut cependant être Dieu. Lorsque l’esprit est désemparé, la capacité d’entreprendre l’impossible devient connue ; par ce très simple état de ’Ni Ceci-Ni Cela’ l’Ego devient-il le Veilleur Silencieux et sait-il tout ce qu’il y a à savoir ! Le ‘Pourquoi’ et le ‘Comment’ du désir sont contenus dans l’état mystique du ’Ni Ceci-Ni Cela’, et le bon sens prouve que c’est l’état de lait, le plus nourrissant ! Rustre comme je suis - toutes mes idées en sont néanmoins issues (et toutes les vôtres, mon ami), mais j’ai toujours été un fainéant - un vieux pécheur qui verrait les autres, omnipotents, en face de lui.
Les idées de Moi en conflit ne peuvent être assassinées, par leur résistance elles constituent une réalité - nulle Mort, nulle ruse ne les ont vaincues mais sont leur renfort d’énergie. Les morts naissent encore et encore mensonges dans la matrice de la conscience. Admettre la maturité est affirmer le déclin - lorsque par la non-résistance se font la rétrogression vers la simplicité primordiale et une transition vers l’originel et l’unité sans l’idée. De cette idée provient la formule de la non-résistance en germination : ’Pas d’importance-fais-toi plaisir’.
La conception du « Je ne suis pas » doit nécessairement suivre la conception du « Je suis », à cause de sa grammaire, comme il est sûr qu’en ce triste monde la nuit doive suivre le jour. La reconnaissance de la douleur comme telle implique l’idée de plaisir, et ainsi en est-il de toutes les idées. Par cette dualité, qu’il se souvienne de rire à tous moments, de reconnaître toutes choses, de ne résister à rien ; alors n’y a-t-il plus de conflit, d’incompatibilité ou de compulsion en tant que tels.
Transgresser la Conception par un Symbolisme Lucide
L’Homme implique la Femme, je les transcende par l’Hermaphrodite qui implique à son tour un Eunuque (1) ; toutes ces conditions, je les transcende par un principe de ‘Ni Ceci‘, et bien qu‘un ‘Ni Ceci‘ soit vague, le fait de le concevoir prouve sa nature palpable, et implique à son tour un ‘Ni Cela‘ (2) *.
Mais le principe ‘Ni Ceci-Ni Cela’ de ces deux est l’état où l’esprit a dépassé la conception, il ne peut être équilibré, puisqu’il n’implique que lui-même. Le principe ‘Je’ a atteint l’état de ‘Pas d’importance-pas besoin’, et n’est pas lié à la forme. A l’exception de lui, et au-delà de lui, pas d’autre que lui, par conséquent lui seul est-il total et éternel. Indestructible, il a pouvoir de détruire - et donc lui seul est véritable liberté et véritable existence. De lui nous vient l’immunité contre toute souffrance, et donc l’esprit de l’extase. Renonçant à tout par les moyens montrés, prenez refuge en lui. Sans doute est-ce la demeure du Kia ? Ayant été une fois atteinte (même Symboliquement) elle est notre inconditionnelle libération de la dualité et du temps - croyez en cette vérité. La croyance libre de toutes les idées sauf de plaisir, le Karma, via la loi (déplaisir), rapidement s’épuise. En ce moment au-delà du temps, une nouvelle loi peut devenir incarnée, sans le prix de la tristesse, chaque vœu étant exaucé, car il (3) est devenu celui qui satisfait de par sa loi. La nouvelle loi sera l’arcane du mystique déséquilibré ’Pas d’importance-pas besoin’, il n’y a pas d’obligation, ‘fais-toi plaisir’ est son credo (4).
En ce jour peut-il y avoir délibération. Sans sujétion, ce que vous désirez croire peut être vrai. ‘Il’ (5) est satisfait de cette imitation, la vérité à moi révélée par tous les systèmes de gouvernement, bien que lui-même ne soit pas gouverné ; Kia, la suprême félicité. Telle est la glorieuse Science de se plaire à soi-même via un nouveau contrat, l’art de l’Amour de Soi par la reconnaissance, la Psychologie de l’extase par la non-résistance.
(1) Sans sexe.
(2) Etant duels, ils possèdent des analogies avec certains principes sexuels primordiaux dans la nature. Ils sont exposés plus avant dans l’alphabet sacré, étant trop abstrus pour pouvoir être expliqués par les mots et la grammaire orthodoxes.
(3) L’Ego.
(4) La croyance recherche toujours le démenti - plénitude par la multiplication, elle demeure libre si toujours elle se souvient de ceci.
(5) « Il », l’Ego, devient maintenant ’l’Absolu’.
* NDT : Nous rendons ’Neither-Neither’ par ’Ni Ceci-Ni Cela’. La fin de cette phrase pourrait se traduire, littéralement, par : « ...et implique à son tour un ’Ni Ceci’ différent ».
Le Rituel et la Doctrine
Étendu paresseusement sur le dos, le corps exprimant l’émotion du bâillement, soupirant tout en concevant par le sourire, telle est l’idée de la posture. Oubliant le temps, avec ces choses qui étaient essentielles reflétant leur insignifiance, le moment est au-delà du temps et sa vertu est arrivée.
Se tenant sur la pointe des pieds, avec les bras raides, tenus en arrière par les mains serrées et tendues à l’extrême, le cou étiré, respirant de façon spasmodique et profonde, jusqu’à ce que vertige et sensation vienne par rafales, amènent épuisement et aptitude au premier.
Contemplant votre reflet jusqu’à ce qu’il devienne flou et que vous ne connaissiez plus celui qui contemple, fermez les yeux (cela arrive d’habitude involontairement) et visualisez. La Lumière (toujours un X aux évolutions curieuses) que l’on voit devrait être maintenue, on ne devrait jamais la laisser partir, jusqu’à ce que l’effort soit oublié, ce qui procure une sensation d’immensité (qui perçoit une petite forme « illustration »), dont vous ne pouvez atteindre les limites. Cela devrait être pratiqué avant ce qui précède. L’émotion ressentie est la connaissance qui vous dit pourquoi.
La posture de la mort est son inévitabilité accélérée, par elle nous échappons à notre interminable retard - par son attachement, l’Ego est balayé comme une feuille sous le vent violent - dans la rapidité de l’indéterminable, ce qui est toujours sur le point d’arriver devient sa vérité. Les choses allant de soi cessent d’être obscures, car de sa propre volonté il fait plaisir, tenez cela pour la négation de toute foi en la vivant, la fin de la dualité de la conscience. La croyance, un état positif de mort, tout le reste est sommeil, un état négatif. C’est le corps mort de tout ce que nous croyons, et il se réveillera cadavre mort. L’Ego sujet à la loi recherche l’inertie dans le sommeil et la mort. Connaissez la posture de la mort et sa réalité dans l’annihilation de la loi - l’ascension hors la dualité. En ce jour de lamentations sans larmes l’univers sera réduit en cendres... mais échappe au jugement ! Et qu’en est-il du ‘Je’, ô malheureux homme ! En cette liberté il n’est nulle obligation, qu’oserais-je dire de plus ? Je préfère commettre plus de péchés que me compromettre. Il existe de nombreux exercices préliminaires, aussi innombrables que les péchés, futiles en eux-mêmes mais désignant les moyens terminaux. La posture de la mort, dans la réduction de toute conception (péché) au ‘Ni Ceci-Ni Cela’, jusqu’à ce que le désir soit satisfaction par l’acte de vous faire plaisir. Par ceci et rien d’autre se fait l’inertie de la croyance ; on obtient la restauration de la nouvelle sexualité et l’amour de soi - toujours originel - en liberté. La vacuité (ou croyance) primordiale ne s’obtient pas via l’exercice de concentration de l’esprit sur une négation de toutes les choses concevables, l’identité de l’unité et de la dualité, du chaos et de l’uniformité, etc., etc., mais en réalisant cela maintenant, et non pour finir. Percevez et ressentez sans le besoin d’un opposé, mais par son proche. Percevez la lumière sans ombre qui de par sa couleur fait contraste, en évoquant l’émotion du rire au moment de l’extase dans l’union, et par la pratique jusqu’à ce que l’émotion soit inlassable et subtile. La loi de réaction est vaincue par l’inclusion. Jouirait-il de centaines de plaisirs en même temps, combien plus grande son extase, il ne la perd pas, elle augmente grandement. Qu’il pratique donc quotidiennement, jusqu’à ce qu’il parvienne au centre du désir. Il a imité le grand dessein. Ainsi, toutes les émotions devraient trouver leur équilibre au moment de l’émanation, jusqu’à devenir une. Ainsi, en protégeant la croyance et la semence de la conception, elles deviennent simples et cosmiques. À leur lumière, rien qui ne puisse être expliqué. Pour sûr, je trouve la satisfaction dans l’extase. Je viens de vous dire un secret de grande importance, enfant j’en eus connaissance. Même en œuvrant assidûment à une vacuité de croyance, l’on est suffisamment cosmique pour pouvoir habiter dans le plus intime des autres et jouir d’eux. Peu d’hommes savent ce qu’ils croient et désirent réellement, qu’il commence, celui qui voudrait savoir, par localiser sa croyance, jusqu’à ce qu’il perçoive sa volonté. Existant comme duelles, elles sont identiques en désir, de par leur dualité il n’y a pas de contrôle, car volonté et croyance toujours diffèrent, et chacune modèlerait l’autre à ses fins, et pour finir aucune ne gagne, la joie étant une tanière de la douleur. Qu’il les unisse.
La croyance naturelle est l’intuition qui contraint la croyance via cela qui est tour à tour ressenti comme réagir, et comme dominer ; toute chose doit s’associer via son émotion définie, stimulée par celles-là en harmonie ; celles discordantes perdent de la puissance et s’inhibent. Donc, de par ses propres manœuvres, la croyance est-elle limitée et déterminée pour vous. On peut faire remonter la majorité de nos actions à un désir subconscient (de liberté) en conflit avec l’habitude, une obéissance au fatalisme inhérent tenant à des actions ’bonnes et mauvaises’ déjà commises (dans l’existence passée) contre une moralité observée (1) et dont la réaction s’exprime comme la spontanéité, l’involontaire, l’autonomie, le prémédité, etc., selon l’occasion qui se présente. Le reste est dû à une doctrine morale traditionnelle et contradictoire, laquelle est devenue constitutionnelle (en partie adoptée pour régir et régler cette réaction). A son origine, une idée de ce qu’il était alors pratique de considérer bon et mauvais... Pour maximaliser le plaisir via un compromis arbitraire entre abstention et réalisation de désir redouté. Assimilées à la tromperie de leur origine divine, ses croyances sont récompense pour l’obéissance, punition pour la transgression, devant toujours être vraies (en ce monde et l’autre). Ce code moral est un burlesque dramatisé de la faculté conceptrice, mais n’est jamais simple ou parfait au point de permettre une latitude de changement dans quelque direction que ce soit, et il devient donc dissocié de l’évolution, etc. ; et ce divorce perd toute utilité, mais étant de toute nécessité pour son propre maintien et la sympathie désirée, il développe des contradictions ou une complication pour déboucher sur une relation. Enfreignant ses commandements, l’improbité nous montre son iniquité, pour notre justification ; ou nous créons simultanément une excuse ou une raison pour le péché par une distorsion du code moral, permettant quelque incongruité. (Gardant usuellement quelques péchés impardonnables - et une tradition établie.) Cette confession négative est un rationalisme feint permettant des excuses adventices... un processus d’aveuglement visant à nous satisfaire, à sommairement nous convaincre de notre droiture. Qui d’entre nous possède une autre excuse que l’amour de soi ? Nous ne créons ou ne confessons pas une moralité qui soit commode, qui tende à croître et demeure simple, permettant la transgression sans excuse ou punition. Il serait sage et raisonnable de faire ainsi, quel que soit l’état des affaires dans notre esprit. Nature finit par nier ce qu’elle affirme : via l’association permanente au même code moral nous aidons le désir à transgresser. Le désir de ces choses est nié, plus vous vous restreignez plus vous péchez, mais le désir également désire la préservation de l’instinct moral, de sorte que le désir est sa propre contradiction (et assez faible). N’ayez pas peur, le Taureau de la terre n’a depuis longtemps plus rien à faire avec votre conscience impure, vos stagnantes idées de moralité. Seul le microbe semblerait dénué de peur !
La Complexité de la Croyance (Connais-Toi Toi-Même). La nature de la croyance égale toutes les possibilités finalement vraies par l’identification, via la culture, à une idée de temps, de sorte que ce qui n’est pas à temps n’est pas vrai, et que ce qui n’est pas vrai est pronostic. Penser à une chose implique la possibilité d’une autre idée, contradictoire mais non dissociée, la croyance c’est en rendre ’une’ plus convaincante. La condition de la croyance est le déni ou limite imposé à la capacité de la vitalité. Croire est en soi une concentration et une éducation visant à exclure l’implicite en adoptant une hypothèse ou foi qui reflète sans tracas ou rationalise frauduleusement le rejeté. La vérité n’est pas la vérité de la formule.
Le centre de la croyance est l’amour de soi, projetant l’environnement pour l’accomplissement mais permettant sa distorsion pour simuler le déni, l’ambition de devenir ultérieur au désir de soi, mais l’on ne peut aller plus loin que le centre, de sorte que l’on multiplie (l’on croit) afin d’être plus ignorant du fondamental. Or ce refus de croire à ce qu’on croit, et exactement à ce qu’on croit, est la première condition pour tous ceux qui sont dans le désir, en quelque sens que ce soit ; l’homme qui se trouve par force en amour devient un menteur, auto-hypnotisé par sa morbide ornementation. Vous connaissez les résultats... Vous ne pouvez que ’vraiment croire’ en une chose, bien que sa perfection soit essentielle (de même que la vérité semble tuer (2)), ce pourquoi la chose imaginée toujours se perpétue. L’imagination apprend que l’idée est sa compulsion. Afin d’expliquer le ’pourquoi’ d’une croyance (ou de toute autre chose), nous devons transcender son schisme. Par la pleine conscience de comment le moi aime, voilà le moyen. Comme nous imitons cette loi de dualité en tous nos processus de croyance, c’est moins simple que ça en a l’air. Qui a transgressé la loi de conception ? Qui est sans peur ? Encore que par ce péché, voici la connaissance de ce qui détermine le Constitutif du Corps. Attendre ou forcer gracieusement la déception au moment du désir fournit le moyen de localiser sa tromperie, une conscience qui seule accorde la chance d’enquête. Au-delà se trouve quelque chose d’arbitraire, le pauseur, le décréteur de la loi, l’imiter par ’la raison’ n’est que damner les conséquences. La raison est croyance, la croyance est crainte de ses propres possibilités, la foi que vous n’êtes même pas toutes les merveilles de la création, sans parler de la possibilité d’être le créateur. Il s’agit d’un retard... La croyance mérite bien la terrible haine de la vitalité. La croyance n’est pas la liberté. La croyance crée son expérience nécessaire, le progrès germe dans la rétrogression. Considérez que la réalité existe quelque part : et votre croyance pourrait être trop petite pour lui servir d’habitation. Oh, vous qui avez beaucoup foi en Dieu, fondez-y-vous par le culte du moi ! Ah ! homme insensé, adore le glorieux en liberté. Lorsque la mort approche, la foi en Dieu et le désir de la femme ne vous sauveront point, à quoi servent-ils lorsque flétrissement et déclin s’installent et que le corps devient un objet de dégoût ? Et à quoi servent connaissance et charité lorsque la réalité est connue ? Dégaine l’épée du moi ; les idées du Tout-Puissant devraient être constamment tuées et l’on devrait enquêter sur sa droiture.
Quiconque étudiera un peu sa vraie nature, le ’moi’ enquêtera sur son extraordinaire conduite. Il peut contraindre toute chose sans l’offenser. De même que la tendance du plus lascif cesse devant la publicité et la mort, ainsi cessent morale et foi devant la parfaite béatitude. Un aperçu de la vérité est né de la pureté en amour : lorsque le désir est sans peur, lorsqu’il ne désire point la possession. Lorsque la pensée est comblée par la vision. Le feu qui est tout plaisir est licencieux selon sa volonté, il est attraction, le point de mire des femmes. Lorsque le principe de croyance est exempt de foi, laquelle est aussi stérile que posséder des idées de Dieu - il est indestructible. C’est seulement lorsqu’il n’est aucune peur sous aucune forme qu’il y a réalisation de l’identité avec la réalité (liberté). Pour eux, nul danger dans la négligence, ne s’y trouvant aucune discrimination. Pour celui ayant conscience de la plus légère différenciation, il y a peur. Aussi longtemps qu’il y a perception de la honte de soi ou conscience, il y a de la douleur en germe : il n’y a pas de liberté. Celui qui croit à tout ce qu’il perçoit ou imagine tombe dans le péché. En croyant sans ressentir de trouble, oubliant les idées d’extérieur et d’intérieur, il regarde toute chose comme moi, et est la conscience de la non-résistance, il n’a pas d’horizon : il est libre. Observant les yeux étoilés et les bouches en cerise, les seins et les reins de femmes splendides, vous devenez affectueusement attaché, mais si vous avez peur, songez constamment qu’ils ne sont que chair et os carbonisés de vous-même après la torture. L’espace entre l’éternel et le ’moi’, ne s’agit-il point là de doctrine morale ? En ne croyant à aucun, l’on croit, et avec application, ne croyant pas et sans aucun trouble (par le processus du ’Ni Ceci-Ni Cela’), le principe devient suffisamment simple et cosmique pour inclure ce que vous désirez toujours, et vous êtes libre de croire ce qui était impossible. Le désir est si puissant, il ne demande aucune permission, et n’en ressent aucune conséquence si ce n’est l’extase de sa possession. Rien ne peut prévaloir contre lui, il se consume, tel du celluloïd jeté au fourneau - la vieille folie consistant à promettre des choses au nom d’un ’autre’ imaginé. A portée de main la liberté du Ciel, la Voie, la Vérité et la Lumière, et nul n’ose dire cela de lui si ce n’est moi, en Vérité moi seul suis ’Moi’, ma volonté inconditionnée, qui est magique. Ceux qui ont beaucoup vécu en accord avec leur nature seront dans une certaine mesure familiers d’une telle sensation, aussi pauvre soit-elle.
(1) La moralité élémentaire ou peur de déplaire. (2) Et tue lorsqu’elle est redoutée.
Soyons honnêtes ! Vous êtes ’cela’, suprême pour ce qui est de la liberté, fort désirable, au-delà du désir, non touché par les six stupéfiants. La sexualité laboure, de sorte que la Mort peut moissonner sur demande*. Les illusoires fantaisies des sens sont dangereuses, à cause de la droiture que vous avez appris pour leur obéir et les contrôler. Le feu de l’enfer brûle parce que vous avez ’conçu’ ; et il cessera de vous faire du mal lorsque vous identifierez l’Ego avec toutes les possibilités de ses qualités en croyant comme processus ’Ni Ceci-Ni Cela’. Vous êtes feu - et cependant brûlé ! Parce que vous avez ’voulu’ la croyance (différemment ou non - cela ne fait aucune différence) ; le cycle de la croyance se poursuit et toujours astreint, de sorte qu’un jour vous deviez croire différemment et que le feu ne vous blessera plus - vous êtes sauvé ? Il est d’autres moyens de vous blesser ?
En cet état qui n’est point, il n’est aucune conscience d’aucun ordre que vous êtes ’cela’ (Kia), lequel est superbe, hors de portée des définitions : il n’est pas de tentation de liberté, ’cela’ n’était pas la cause de l’évolution. D’où que ’cela’ soit au-delà du temps, de la conscience ou de l’inconscience, de tout ou de rien, etc., cela je sais via le ’Ni Ceci-Ni Cela’ qui est automatiquement derrière toute conception, toujours libre en tout sens que ce soit. Peut-être ’cela’ peut-il cesser d’être obscur via une continuelle réflexion après coup, et vaguement ressenti par la main de l’innocence - mais qui comprend des significations aussi simples ? ’Cela’ n’est jamais perçu, étant l’imperceptible Extase de ’Ni Ceci-Ni Cela’ - toujours présent mais caché par l’épuisement via le cycle de l’Unité. La certitude de la conscience est toujours incertitude du perçu et de l’expérimenté, quel que soit son état, le doute constant épelant la peur, la souffrance, le déclin, et le reste - la cause de l’évolution, l’éternelle imperfection.
Ô, désir, écoute ! Au point de la virulence, le désir spirituel est aussi fatal que le sensuel. L’aspiration à un ’suprême’ est un enchevêtrement de mortels désirs en raison de la couardise qui s’y trouve, ergo, une sagesse insatisfaite attendant l’exploitation pour subir ses évolutions. Il n’est pas de sagesse finale - il n’est pas de désir final. Comment tout peut-il cesser ? Aujourd’hui s’est-il jamais achevé ? Ces choses sont perpétuité !
Une personne désire des choses de ce monde - mais quelle différence y-a-t-il à désirer la ’Suprême Félicité’ ? Qu’est-ce qui est le plus égoïste ? Le plus proche de vous ? Qui plaît le plus au Créateur ? Etes-vous certain de la volonté du Créateur et êtes-vous sûr de votre propre désir ? Etes-vous le Créateur ou juste vous-même, comme vous imaginez naïvement vos satisfactions ?
Tous ces désirs, aussi puissants soient-ils, vous les incarnerez un jour - oui, des photos. Ces choses déjà existent - vous aurez très prochainement des photographies spirituelles (non truquées) - mais pas prises par l’appareil dont vous usez à présent. Le pionnier est toujours le vieux fou. Réflexion après coup : certains esprits sont d’ores et déjà photographiés - les microbes.
Etes-vous jamais libre du desideratum ? La croyance est éternel désir !
Le désir est sa propre cruauté, une main qui s’enchaîne pour labourer dans tel ou tel monde - inconnu ; rien n’est toujours mort et nulle pensée ne meurt, le maître devient l’esclave - la position est alternée ; vous avez longtemps cru en cela, cela réside dans la chair de vos générations en compagnie du plus impitoyable des Juges ! Le dédain de toutes vos réformes ou l’inversion de vos valeurs !
Cette constante malédiction, ce constant blasphème - peut-être trouvera-t-on plus de soulagement dans la connaissance de l’implacable maître d’œuvre qui voit le jour ?
Nos corps ne sont-ils point tous maculés de son sang ? Le monde n’a-t-il point toujours été sanglant ? Nos plaisirs ne consistent-ils pas à faire une pause pour boire le sang du carnage ? Ô, fieffés Menteurs, vous ne connaissez pas encore le mensonge, peut-être est-il Vérité !
L’Ego est désir, de sorte que toute chose est pour finir désirée et indésirable, le désir est toujours prévision préalable du terrible mécontentement caché par sa toujours présente gloriole. Le millénaire viendra et vite partira. Les hommes seront plus grands que les Dieux qu’ils ont jamais conçus - il y aura un plus grand mécontentement. Vous êtes toujours ce que vous étiez - mais pouvez l’être sous une forme différente !
Une personne ou une nation, aussi vaniteuse et satisfaite qu’elle soit, tombe immédiatement dans l’inconnu et inévitable désir, qui la consume peu à peu via ces conditions - toute condition !
L’esprit devient inébranlable dans le désir par le désir comme dévotion, mais lorsque cela est réalisé est-ce alors éternellement désirable ? (ou même pour une période d’un million d’années). Au Ciel vos pieds seront enchaînés ! Chassez donc l’idée d’après laquelle le désir est pur, ou impur, ou possède une perfection - chassez-la par le ’Ni Ceci-Ni Cela’. Même si le désir vise l’épuisement du désir par le ’Ni Ceci-Ni Cela’, ou sa concrétisation dans une épouse - c’est le désir - son évolution sans fin. Chassez donc, via le ’Ni Ceci-Ni Cela’, le désir sous toutes ses formes. Chassez l’illusion d’après laquelle il y a Esprit et Non-Esprit (cette idée n’a jamais donné de bons résultats). Chassez toutes les conceptions par le même moyen.
Aussi longtemps que demeure l’idée qu’il existe en ce Monde, ou même dans les rêves, une ’servitude obligatoire’, une telle servitude existe. Chassez les concepts de Liberté et de Servitude en tout Monde ou Etat par la méditation sur la Liberté dans la Liberté via le ’Ni Ceci-Ni Cela’.
Car cela nous savons - le Vampirisme est suffisamment prouvé - même par la forte présomption de ce qu’à chaque fois que du sang est sucé, il l’est par des chauve-souris vampires, hormis la possibilité que cela soit dû à un agent divin ou humain !
Donc, Kiaisez le désir par le ’Ni Ceci-Ni Cela’, la fort excellente formule bien au-delà du contentement - le vide qui tout étreint, réduisant ’tout’ au sens commun et sur lequel repose cet Univers.
En conséquence, ne croyez rien dans ce Livre par le ’Ni Ceci-Ni Cela’, et chassez la conception du ’Ni Ceci-Ni Cela’ par le ’Ni Ceci-Ni Cela’, et croyez que c’est ’non-nécessaire’ ou la conclusion du plaisir que vous vous faites, car cela ’N’a pas besoin d’être-N’a aucune importance’.
On croit ’tout le temps’ à cela comme à la Vérité de ’La Volonté’, non comme à la chose crue, les moyens menant à une fin signifiant évolution vers des moyens sans fin.
En cette fort remarquable simplicité, il n’y a ni début ni terme de sagesse, ou de quoi que ce soit, et donc comment peut-on la rattacher à la conception et à l’intelligence ?
* NDT : Ou, littéralement : ’...par le désir’.
** NDT : Ou ’votre contenu’. Ces deux sens de ’your contents’ sont applicables.
Le critère de l’action est la liberté de mouvements, l’à propos de l’expression, agréable. La valeur d’une doctrine morale réside dans la liberté qu’elle laisse à la transgression. La simplicité je tiens pour fort précieuse. Les choses les plus simples du monde ne sont-elles pas les plus parfaites, les plus pures, les plus innocentes, et leurs propriétés ne sont-elles pas les plus merveilleuses ? D’où qu’il s’agit de la source de la sagesse. La sagesse est très exactement le bonheur. Me faisant à moi-même plaisir dans l’amour - nécessairement sans excuses. N’est-ce point la perfection ? Les actions sembleraient insondables et incompréhensibles, si elles s’exhibaient conformes au grand dessein. Peu à même d’atteindre cela ! Qui n’a pas honte ? Extase dans la satisfaction, voilà le grand dessein. Etre libre de la nécessité de la loi, le souhait se réalisant de lui-même, voilà le but dernier. La Loi repose sur le deux, deux est abondance, millions... la Loi est compliquée. Le second ne troubla point, le premier ne détermina point, pas plus qu’il ne fut contraint ou proposé. La chance en sport, ce n’est pas de la prophétie ; par elle avons-nous fait des progrès, suffisants pour être constatés... Préparez-vous à l’Eternel, retournez à la simplicité et vous êtes libre. Quel homme peut donner sans impulsion ? Seul celui possédant une sexualité complète. La plus grande bonté est alimentation du moi. Qu’allons-nous inclure dans le moi ? La parfaite charité acquiert, de sorte qu’elle bénéficie à toute chose en ne donnant point. Quel homme peut avoir la foi sans l’effroi ? Seul celui n’ayant pas de devoir à accomplir. Lorsque périt la foi périt le devoir envers les doctrines morales, nous sommes sans péché et souffrons à jamais dans l’amour qui tout dévore. Quel homme peut savoir avec certitude ? Seul celui ayant effacé la nécessité d’apprendre. Lorsque les enseignants se brouillent, à quoi sert d’apprendre d’eux ? Les sages ne sont pas querelleurs et n’ont pas de dogme à exposer... ils sont plutôt silencieux tel le nouveau-né à l’heure du biberon. Quel enseignant peut désigner la source de la sagesse ? C’est parce que je sais sans apprendre ; je sais la source et puis donner des leçons sans enseigner. La connaissance n’est que l’excrément de l’expérience : l’expérience sa propre répétition. Le véritable enseignant n’inculque pas de connaissance mais montre à celui-là sa propre surabondance. Gardant sa vision claire il le dirige ou le guide tel un enfant vers l’essentiel. Lui ayant montré la source de la sagesse, il se retire avant que la gratitude ou le sentiment ne s’installent, lui laissant le soin de fertiliser comme il le souhaite. N’est-ce point la voie du Ciel ? Celui qui se fie à son naturel fonds de génie, il n’a pas connaissance de son étendue et accomplit avec aise, mais dès qu’il doute l’ignorance l’obsède. Le doute fertilise dans la terre vierge. Il n’est plus sans crainte et devient couard en face des difficultés, son instruction même est peur. La différence entre le génie et l’ignorance est un degré de peur. Le début de la sagesse est la peur de la prudence - la réception de la connaissance dans l’instruction. Les enfants doutent, et abhorrent l’instruction. Pourquoi, même l’affection du courage a pour résultat l’intelligence ! La différence entre bien et mal est une question de profondeur. Quel est le plus proche de vous, l’amour de soi et son immoralité ou l’amour et la morale ? Il n’est pas conscient du désert - le compagnon du Ciel, et le constant bonheur en la sagesse est la capacité de direction. De la glorification de soi, de l’exaltation de soi nous ressuscitons supérieurs à l’incapacité de la troublante crainte : le ridicule jusqu’à la destruction de l’humilité en repentir. Cet ’amour de soi’ qui ne donne point mais est heureux de recevoir est la véritable occasion de se libérer de la convoitise, de la distraction combative du Ciel. Celui qui subordonne les instincts animaux à la raison, celui-là perd vite contrôle. Les animaux que nous voyons dans les cirques ne sont-ils point dressés par l’usage de la torture ? Et les animaux élevés dans l’amour n’assassinent-ils point leur maître ? Le sage embrasse et élève toutes choses, mais n’agit pas comme maître. Ce n’est que lorsque les passions sont régies par un environnement étranger qu’elles constituent des dangers. Le contrôle se fait en laissant les choses œuvrer à leur propre salut - dès que nous interférons directement nous devenons identifiés, et sujets, à leur désir. Lorsque l’Ego voit l’amour de soi - il y a paix - il devient le voyant. Dès que nous désirons, nous avons tout perdu ; ’nous sommes’ ce que nous désirons, et donc ne l’obtenons jamais. Ne désirez rien, et il n’est rien que vous ne réaliserez point. Le désir est de perfection, l’émotion inhérente que c’est le ’tout-bonheur’, la toute-sagesse, en constante harmonie. Mais dès que nous croyons, nous sommes des menteurs - et devenons identifiés à la souffrance, encore que souffrance et plaisir ne soient qu’une seule et même chose. Et donc ne croyez en rien, et vous serez revenu à une simplicité à laquelle l’enfance n’est pas encore parvenue. Le sot demande comment ? - car nous devons croire en plaisir et souffrance. Or, si nous pouvions les éprouver simultanément (plaisir et souffrance) et nous tenir ferme à un principe ascendant, permettant la vibration de l’Ego au-dessus d’eux, n’aurions-nous pas atteint l’extase ? Or, la croyance est ’l’Ego’, qui néanmoins le sépare du Ciel comme notre corps nous sépare de celui d’un autre... Et donc, en gardant la croyance dans la ’non-nécessité’ (lorsque l’on conçoit), l’Ego est libre. L’émotion du rire est épuisement, la première souffrance - d’où qu’en faisant de cette émotion un ’état mental’ au moment de l’unité (1) il unit souffrance et plaisir, les souffre simultanément et par la ’non-nécessité’ de sa croyance, sa conception transcende ce monde et atteint l’extase absolue. Il n’y a pas de place où puissent entrer la souffrance ou la mort.
L’idée de Dieu est le péché primordial, toutes les religions sont maléfiques. L’amour de soi est sa propre loi, pouvant être impunément violée, étant l’unique énergie qui n’est point servile, servant son plan toujours au point. Pour sûr, n’est-ce pas tout ce qui nous est laissé, qui soit libre et sans péché ? En vérité, c’est la seule chose dont nous osons être conscients. Celui qui vraiment se fait plaisir est sans vertu, et il satisfera tous les hommes. La haine, la jalousie, le meurtre, etc., sont des conditions de l’amour, de même que la vertu, la cupidité, l’égoïsme, le suicide, etc., sont des conditions empêchant de se faire plaisir. Il n’est pas de péché plus écœurant que l’amour, car c’est l’essence même de la convoitise et la mère de tout péché, d’où qu’il possède le plus de dévots. Seul l’amour de soi est pur et sans congrégation.
Celui qui s’aime entièrement n’induit que l’amour de soi. En cela est-il inexorable, mais ne il ne pèche pas comme les autres hommes. Il est parent du grand dessein, ses actions sont expliquées pour lui, du bien étant perçu dans son mal, sans savoir, chacun étant satisfait de sa volonté. Le Ciel et la Terre ne s’unissent-ils pas quotidiennement en hommage spontané à cette volonté d’amour de soi ? Aucun homme ne peut montrer plus d’amour de soi qu’en abandonnant tout ce en quoi il croit. Pourquoi est-ce que j’estime cet amour de soi avant tout le reste ? N’est-ce pas parce que je puis être libre de croire dans le mal, mais n’ai aucune idée de quelque chose pouvant me nuire ? Tout est amour de soi, les gens dans le monde, si seulement ils le savaient, sont ses dévots. Ma nouvelle loi est la grande clef de la vie. Si le monde pouvait comprendre cela, si l’édifice pourri était éliminé, ils suivraient diligemment la voie de leur propre cœur, il n’y aurait plus de désir de l’unité... Essayez d’imaginer ce que cela implique.
Puisse l’idée de dieu périr, et les femmes avec ; ne m’ont-elles pas, l’une et les autres, fait apparaître grossier ? Qu’il n’y ait aucune méprise, la pureté et l’innocence sont simplicité, le bonheur est sagesse. Ce qui est simple ne possède pas de dualité.
(1) Du Sexe, et à vrai dire de toutes choses.
Voici maintenant l’explication de l’amour de soi. Il s’agit de la perfection de la croyance. Le ’moi’ est le ’Ni Ceci-Ni Cela’, sans rien d’omis, indissoluble, au-delà de la préoccupation ; la dissociation de la conception par son propre invincible amour est seule vérité, seule sûreté et seule liberté. Le désir, la volonté et la croyance cessent d’exister de manière séparée. L’attraction, la répulsion, et le contrôle contenu deviennent l’unité originelle, inerte dans le plaisir. Il n’y a pas de dualité. Il n’y a pas de désir de l’unité. A ce moment, il (le principe duel) demeure en son état inaltéré. La croyance n’est plus sujette à la conception en concevant le ’moi’ comme tel par l’amour. A d’autres moments, cela (1) crée un centre, devient son environnement, identifié à ses ramifications, à sa conception créée, assujetti à la loi et à l’insatiable désir d’unité, vu que la dualité est unité (illustration). L’asservissement à la loi est la haine du Ciel. Seul l’amour de soi est l’éternelle toute-réjouissance, par la méditation sur ce moi resplendissant qui est joie mystique. A ce moment de félicité, il est ponctuel au rendez-vous de son imagination, quelle joie est sienne en ce jour ! Un innocent vigoureux, sans péché, sans peine ! Equilibré par une émotion, une réfraction de son extase est tout ce dont il a conscience comme extérieur (2). Sa vacuité engendre une biréfringence, ’Il’, l’auto-resplendissant s’éclaircit* dans l’Ego. Au-delà de la loi et invité à la ’Fête des Supersensualistes’ (3). Il a pouvoir sur la vie et sur la mort (4). Hormis ce point, il n’est pas au-delà des reproches à se faire, il a en vérité libéré tout le désordre du monde, le meurtre issu de la foudre. L’amour de soi détournant l’esprit de la concentration, il est identité sans forme, n’est pas pensée comme telle ; les influences externes et la loi, circonscrites, ne jouent point. Lorsque cela abandonne toute croyance, ne reflète que sa signification, alors y-a-t-il pureté de vision, innocence du contact, ergo, amour de soi. En vérité, il est vrai que les hommes naissent, souffrent et meurent selon leur croyance. L’éjaculation est la mort. L’amour de soi est préservation et vie.
L’homme ayant le choix d’invoquer son plaisir, se retranche du désir, son désir est désir partiel, il devient sous-double (antagonisme), n’est jamais à pleine énergie. N’ayant pas de véritable foyer, il est trompé en sa force et puise en son corps une pure mesure de plaisir. Dans le succès, combien lourde sa condamnation ! Le plaisir devient l’illusion. Au travers de l’affreuse nécessité, ’ses moyens’, il est enchaîné à sa cause et à son effet, et devient un holocauste sur le bûcher du sentiment. Cet amour de soi est la seule énergie comble, tout le reste est emballage de mécontentement, l’hypothèse de désirs qui obscurcissent.
L’homme, souffrant de ses illusions et désirs insatisfaits, poursuit son vol dans les différentes religions, et doctrines, cherche de nouvelles déceptions, un hypnotique, un palliatif dont il endure de nouvelles souffrances, à bout de forces. Les termes** de la cure sont nouvelles illusions, un embarras plus grand, un environnement plus stagnant encore.
Ayant étudié toutes les voies et moyens menant au plaisir, et les ayant bien considérés encore et encore, j’ai découvert que cet amour de soi était le seul libre, vrai et entier, rien de plus sensé, rien de plus pur, et rien de plus complet. Il n’y a pas de tromperie : lorsque par celui-ci toute expérience est parfaitement connue, toute chose sublimement magnifique et extrêmement gracieuse : où est la nécessité d’autres moyens ? Comme l’ivresse pour l’ivrogne, toute chose devrait lui être sacrifiée. Cet Amour de Soi est maintenant proclamé par moi être le moyen de faire se développer des millions d’idées de plaisir sans amour, ou ses synonymes - condamnation de soi, maladie, vieil âge, et mort. Le Symposium du moi et de l’amour. Ô ! Sage, Fais-Toi Plaisir.
(1) Cela, le ’Ni Ceci-Ni Cela’, émane un tétragrammaton de parents, dont les sexes évoluent via leur reflet cruciforme, et sont insaisissables dans leur identité. En leur fusion ils font que l’unité (la dualité) acquiert conception. Se reproduisant par subdivision, ils embrassent l’éternité, en leurs multiples ramifications est la loi.
(2) I.e. son arc-en-ciel.
(3) Le chapitre consacré à l’attraction de soi a été omis.
(4) C’est le test. Celui qui doute se soumettrait naturellement.
* NDT : Ou ’s’allège’ (dans le sens de se soulager).
** NDT : Nous pensons qu’il faudrait lire ’thermes’, même si l’édition originale porte bien terms.
L’Extase dans l’Amour de Soi, l’Obsession.
Mes très chers, je vais maintenant expliquer la seule formule sûre et vraie, la destructrice des ténèbres du Monde, le plus secret de tous les secrets. Que ce soit un secret pour celui qui désirerait atteindre. Que cela couvre n’importe quelle période de temps, selon sa conception. Il n’y a pas de qualification (1), pas de rituel ou de cérémonie. Son existence même symbolise tout ce qui est nécessaire à la perfection. Très catégorique : nul besoin de répétition ou de faible imitation. Vous êtes vivant !
La magie, la réduction des propriétés à la simplicité, les rendant transmutables pour les pouvoir employer dans une nouvelle direction, sans capitalisation, portant fruit de nombreuses fois. Tenez la délibération, la surconscience et la concentration pour sa résistance et sa flagornerie, la dernière acquisition de l’idiotie. Que ce soit pour son propre plaisir, ou sa propre puissance, l’accomplissement de son désir est son dessein, il y mettrait un terme par la magie. Qu’il attende un désir d’intensité analogue (2), il sacrifiera alors ce désir (ou son accomplissement) au désir initial, et ainsi cela devient organique, le quantum. Il ne s’est pas encore libéré de la loi (3). Et que donc il attende qu’une croyance soit retranchée, cette période où règne la désillusion (4). En vérité, la désillusion est sa chance. ’Cette libre entité de croyance’ et son désir sont unis pour son dessein, par l’emploi de Sceaux ou lettres sacrées. En projetant la conscience dans une seule partie, la sensation n’étant pas multiple, elle devient accrue. Par l’abstention de désir, sauf dans l’objet, ceci est-il atteint (à l’instant psychologique, cela se décide de soi).
Par la non-résistance (pensée et action involontaires), les tracas et l’appréhension du non-accomplissement, qui sont transitoires, ne trouvent pas de demeure permanente : il désire toute chose. L’angoisse fait échouer le dessein, elle garde le désir en mémoire et l’expose. Le désir conscient est non-attractif. L’esprit calme et concentré, non dérangé par les images externes, ne déforme pas les impressions des sens (il n’y a pas d’hallucination ; cela se terminerait par un accomplissement imaginaire), mais magnifie le désir existant, et l’unit en secret à son objet.
Projeter l’Ombre.
L’Ego n’étant pas totalement amnésique, qu’il ne retienne et visualise que la forme du Sceau, il s’agit de son calice, moyen de vacuité et d’incarnation. Par la délibération à ce moment d’une émotion analogue, il remplace la loi (réaction). Il est miraculeux, un équilibre inconnu du monde est mimé (atteint). Toute autre conscience est annulée sans dommage, le véhicule est suffisamment fort pour l’extase, il est au-delà de la peine. Qu’il imagine maintenant une union ayant lieu en lui-même (l’union mystique de l’Ego et de l’Absolu). Le nectar émis, qu’il en boive lentement, encore et encore (5). Après cette surprenante expérience, sa passion est sans pareille, rien dans le monde il ne désirera : à moins de le vouloir. Voilà pourquoi les gens ne me comprennent point. L’extase en son émotion est omnigène. Sachez que c’est le nectar de vie, le Sabayon du Soleil et de la Lune. En vérité, il vole le feu du Ciel : le plus bel acte de bravoure au monde. La délibération égotique, sauf dans la réfraction (6) de l’extase, est danger et mort, devenant une obsession souveraine, le contrôle ayant été donné à une expérience antérieure, et elle en est surconsciente, trouvant momentanément à travers elle un affranchissement de sa loi naturelle ; engendrant ainsi une double personnalité (Folie).
Par ce moyen il n’est nul désir au-delà de l’exaucement, nul accomplissement trop merveilleux, selon la quantité de libre croyance (7).
Les hommes de petite envergure et de petits plaisirs, oublieux de votre dessein, trouvant toujours à redire, avaricieux, pécheurs, ne pouvant vivre sans femmes ou s’amuser sans souffrances, timorés, inconstants, malades et flétris, à charge, cruels, abusés, et menteurs, les pires des hommes ! Sache, ô Seigneur, ô bien-aimé Moi, je t’ai à présent entretenu de cette fort secrète taverne où se rend la passion lorsque la jeunesse s’est enfuie, où tout homme peut boire du nectar de la toute-bienfaisante et gratuite extase. La plus agréable des nourritures qui à personne ne nuit.
(1) Le moyen étant la simplicité, il est relativement libre de créer ses propres aptitudes et difficultés, i.e. des retraites magiques sont absurdes et prouvent de suite son incapacité : la non-existence de cela qu’il entreprend de prouver. Il pose de suite sa limite et sa servilité.
(2) Juste un désir naturel.
(3) C’est une formule brève pour ceux dont la croyance se trouve à plein dans la loi, qui sont des chefs de famille suivant leurs désirs. La formule est valable pour tout dessein.
(4) Illustration : la perte de confiance en un ami, ou une union n’ayant pas répondu aux espérances mises en elle.
(1) Si cela devient physique, qu’il imagine le corps d’un autre - il a ce sceau en cas d’urgence. Bien qu’il ne s’agisse point là de son dessein d’origine, il trouvera cela extrêmement agréable.
(6) Le rire en ce cas.
(1) Cela peut se faire en localisant le désir à un seul sens, de sorte que si via cette formule on emploie l’oreille pour véhicule, l’on entend la musique la plus transcendantale jamais conçue, étant les voix et l’harmonie de toute existence animale et humaine concevable : et de même avec chaque sens.
L’obsession magique est cet état lorsque l’esprit est illuminé par l’activité subconsciente volontairement évoquée par une formule, durant notre temps libre, etc., pour l’inspiration. C’est la condition du Génie.
L’autre obsession est ’l’aveugle guidant l’aveugle’, causée par le quiétisme, connue sous le nom de médiumnité, une ouverture de l’Ego à (ce qui est appelé) toute influence extérieure, élémentaux, ou énergie désincorporée. Une conscience transmuée qui est résistance à la ’véritable’ activité subconsciente, étant une folie volontaire, un somnambulisme de l’Ego sans ’aucune forme’ ou contrôle pour le guider : d’où que ses émanations soient stupides en leurs suggestions, ou soient souvenirs d’enfance.
L’obsession connue sous le nom de, ou attribuée à, la folie est une expérience qui est dissociée de la personnalité (Ego) par une sorte de rejet. C’est sous-cristallin, et ne peut demeurer en permanence lié au subconscient, ne s’étant pas épuisé ou complété par la réalisation. Selon son degré d’intensité et de résistance, présenté à un moment ou à un autre, l’Ego a ou n’a pas connaissance de l’obsession ; son expression est toujours autonome, divorcée du contrôle personnel, des capacités d’orientation et de réglage personnelles. La concentration détermine la dissociation. L’enthousiasme pour un objet recherchant l’accomplissement par l’identification, ou sacrifie tout le reste, ou l’oublie délibérément. Sa séparation d’avec l’Ego (qui devenant égal, ou plus volumineux que le reste de la conscience, crée une sous-division ou ’double personnalité’) est causée par sa propre intensité ou par le choc de la résistance déterminée par telle incompatibilité du désiré ou du désir.
La concentration est désir non satisfait, un conflit ne pouvant jamais être satisfait, en raison de ses moyens. Lorsque l’Ego, qui semble ne pas posséder, ou ne pas connaître, les moyens de l’accomplissement, cherche sa répudiation, sa répression, son accomplissement imaginaire, ou la transmutation pour échapper à ses tracas. Aucune de ces choses n’est l’annihilation du désir ou de l’obsession, mais sa séparation ou dissimulation du reste de l’Ego, son existence subconsciente prématurée. Il n’y demeure que lorsqu’une forme donnée de résistance est active, lorsque la résistance est assoupie le contrôle est transmis à l’obsession régnante, lui permettant de s’incarner dans l’Ego, et de le submerger, lequel Ego doit vivre et traverser son expérience émotionnelle. La Maladie et la Folie (toute maladie est folie) se produit lorsque l’énergie désincorporée n’a pas de fonction vitale. C’est cette énergie qui est employée pour la vitalisation des Sceaux.
Si la ’suprême croyance’ demeure inconnue, croire est stérile. Si ’la vérité’ n’a pas encore été vérifiée, l’étude de la connaissance est improductive. Même si ’ils’ étaient célèbres, leur étude est inutile. Nous ne sommes pas l’objet par sa perception, mais en le devenant. Fermer les portes du bon sens ne sera d’aucune aide. En vérité, je ferai du sens commun la fondation de mon enseignement. Autrement, comment pourrais-je transmettre ma signification au sourd, ma vision à l’aveugle, et mon émotion au mort ? Dans un labyrinthe de métaphores et de mots, l’intuition est perdue, et c’est donc sans leur aide qu’il faut apprendre la vérité sur soi, de lui qui seul connaît la vérité... vous-même.
De quel usage la sagesse de la Virginité à celui qui a été violé par la séductrice, l’ignorance ? De quel usage les sciences ou toute connaissance, hormis comme remèdes ? Le trésor caché ne vient pas au jour en creusant à mains nues dans la grande route. Même avec les outils adéquats et une connaissance précise de l’endroit, etc., il peut ne s’agir que de l’acquisition de ce que vous possédiez il y a longtemps. On peut grandement douter du fait que ce soit caché, si ce n’est par les strates de votre expérience et les atmosphères de votre croyance.
La question pertinente maintenant posée par ’Vous’, elle devrait l’être par ceux qui désirent une certaine mesure de génie. Ma réponse, tel le puissant germe, est en accord avec l’univers, simple et pleine d’une signification profonde, et pour un temps extrêmement choquante pour vos idées de bon et de beau. Ecoutez attentivement, ô Aspirant impatient de savoir ! ma réponse, car en vivant sa signification vous serez véritablement libéré de l’esclavage de l’ignorance constitutionnelle. Vous devez le vivre vous-même ; je ne puis le vivre à votre place.
La principale cause du génie est la réalisation du ’Je’ par une émotion permettant l’assimilation foudroyante de ce qui est perçu. Cette émotion est immorale en cela qu’elle permet une libre association de la connaissance sans les accessoires de la croyance. Sa condition est, en conséquence, l’ignorance du ’Je suis’ et du ’Je ne suis pas’, avec la distraction pour croyance. Son état le plus excellent est le ’Ni Ceci-Ni Cela’, le ’Je’ libre ou atmosphérique.
Vous souvenez-vous de cette pensée de votre jeunesse, celle d’après laquelle ’ce monde est un curieux endroit’, de l’émotion éprouvée lorsque vous avez ressenti ’pourquoi’ - pourquoi cette vie est-elle une raisonnable évolution ? Quelle était la cause de ceci, qui vous fit de suite chasser cette question hors de votre esprit ? A nouveau, le sentiment que l’objet le plus trivial est magnifiquement étrange et la vague impression de co-relation entre choses incompatibles (des raisonnements exhaustifs souvent le perçoivent mais toujours l’écartent) ; la curiosité et le choc d’une association plus intime aux merveilles de la création. Qu’est-ce qui vous empêche d’enquêter sur ’ce qu’est exactement la surprise’, etc. ? Quelle est la cause de ce que votre croyance est plus forte en Dieu qu’en un combat de chiens ? Vous avez pourtant plus peur des chiens que de Dieu ! Où se trouve la différence entre vous suffoqué par une inquiétante piété, et l’innocence d’un nouveau-né ? Peut-être que là se trouve la cause de l’ignorance.
La croyance est la chute hors de l’Absolu. Qu’allez-vous croire ? La vérité recherche sa propre négation. Différents aspects ne sont pas la vérité, pas plus qu’ils ne sont nécessaires à la vérité. De ses émanations - laquelle allez-vous étrangler à la naissance ? Etes-vous illégitime ? Vous croyez dans le juste et l’erroné - quelle punition choisirez-vous ? Pouvez-vous échapper à l’absolue nécessité du ’Il faut’ ? Qui peut échapper à l’ennui - sans changement ? Celui qui demeure seul et satisfait ! Quel homme parmi vous est suffisamment volumineux et libre pour faire le tour de son ’moi’ ? Votre croyance obscurcit la généalogie. L’ambition est petitesse - votre environnement habituel. Souvenez-vous : le temps est une imagination spontanée de l’expérimenté. Ce qu’on pourrait nommer la première expérience était son accomplissement, il n’y a donc pas de terme à l’instruction. Ce que vous apprendrez demain est déterminé parce que vous avez fait - la leçon achevée d’hier. Ne jamais apprendre aujourd’hui ce que vous pouvez faire demain est dit perte, mais c’est voler le temps, salubrité et rajeunissement. Répétez encore et encore ce retard jusqu’à ce que vous arriviez à la spontanéité, à la chance dans la sécurité. La recherche de l’instruction (croire) est la grotesque couveuse de la bêtise.
Si vous pouviez vraiment croire, nous pourrions réaliser quelle en est la vertu. Nous ne sommes pas libres de croire... autant puissions-nous le désirer, ayant des idées conflictuelles à épuiser en premier lieu. Les Sceaux sont l’art de croire ; mon invention pour rendre la croyance organique, ergo, véritable croyance.
Quand, par le vœu de croire - il est de toute nécessité incompatible avec une croyance existante et n’est pas accompli via l’inhibition de la croyance organique - il y a négation du souhait, la foi ne déplace nulle montagne, pas avant de s’être retirée. Supposons que je veuille être important (sans tenir compte du fait que je le sois), avoir ’la foi’ et croire que je le suis ne me rend pas important - même si je devais en avoir la prétention jusqu’à la fin... c’est de l’hypocrisie cérémonielle, l’affirmation de mon incapacité. Je suis incapable, parce que c’est là la vraie croyance, et l’organique. Croire différemment n’est que simulation. Et donc la conception de mon importance ou ’foi’ en elle est une croyance superficielle. La réaction et le démenti, causés par la pénible effervescence de l’incapacité organique. Le démenti ou la foi ni ne la changent ni ne l’annihilent, mais sont sa consolidation et préservation. Donc, pour être vraie, la croyance doit être organique et subconsciente. Le désir d’être important ne peut devenir organique que lors d’un moment de vacuité, et en lui donnant une forme (Sceau). Lorsqu’on est conscient de la forme du Sceau (uniquement lors du temps Magique), cela devrait être réprimé, un effort délibéré pour l’oublier, par cela il devient actif et domine durant la période inconsciente, sa forme le nourrit et lui permet de se relier au subconscient et de devenir organique, et cela achevé est sa réalité ainsi que sa réalisation. Il devient son concept d’importance.
Ainsi la croyance devient-elle vitale et vraie en luttant contre elle dans la conscience et en lui donnant forme. Ce n’est pas la lutte de la foi. La croyance s’épuise par la confession et la non-résistance, i.e. la conscience. Ne croyez pas croire, et à un certain degré vous obtiendrez son existence. L’opportunité dépendant de votre moralité, donnez aux pauvres. Si les ambitieux seulement savaient - il est aussi difficile de devenir incapable que de devenir important. Les deux sont mutuels comme accomplissements, et également satisfaisants.
Tous les génies ont un subconscient actif, et moins ils sont conscients du fait, plus importantes sont leurs réalisations. Le subconscient est exploité par le désir qui l’atteint. Ainsi la conscience ne contiendrait-elle pas ’l’important’ désir autrefois voulu par l’Ego : et devrait être remplie d’une ambition simulée visant quelque chose de différent, et non vice-versa, l’inévitable sanction de la couardise se cachant quelque part : quand même pas une honteuse fraude ? Le génie, comme l’héroïsme, est une question de bravoure - vous devez d’une manière ou d’une autre oublier la peur, ou l’impuissance... d’où que son expression soit toujours spontanée. Comme il est simple d’acquérir le génie - vous connaissez le moyen ; qui fera le plongeon ? Apprendre le ’Comment’ est l’éternel ’Pourquoi’ - sans réponse ! Un génie est tel parce qu’il ne sait pas comment ou pourquoi.
L’Entrepôt des Souvenirs dont la Porte est Toujours Ouverte.
Sachez que le subconscient est un épitomé de toute expérience et de toute sagesse, les incarnations passées comme hommes, animaux, oiseaux, vie végétale, etc., etc., tout ce qui existe, a existé et existera toujours. Chacune est une strate dans l’ordre de l’évolution. Et naturellement, plus bas nous explorons ces strates, plus primitives seront les formes de vie auxquelles nous accédons ; la dernière étant la Toute-Puissante Simplicité. Et si nous réussissons à les réveiller, nous acquerrons leurs propriétés, et notre accomplissement sera en conséquence. Du fait qu’il s’agit d’expériences survenues il y a longtemps, elles doivent être évoquées par une suggestion extrêmement vague, ne pouvant fonctionner que lorsque l’esprit est inhabituellement calme ou crédule. Posséder leur sagesse ne signifie pas avoir besoin de leur corps - le corps se modifie par rapport aux ’moyens’ (nous voyageons plus vite que le léopard à la chasse, mais n’avons pas son corps), lorsqu’il s’agit d’un moyen il se modifie en conséquence. Or, si nous observons la Nature, les premières formes de vie sont merveilleuses pour ce qui est de leurs propriétés, de leur faculté d’adaptation, etc. ; leur force est énorme, et certaines sont indestructibles. Peu importe le désir, il s’agit toujours de son accomplissement. Un microbe a le pouvoir de détruire le monde (et le ferait sans doute s’il s’intéressait à nous). Si vous deviez le démembrer, la partie mutilée se mettrait de nouveau à croître, etc. Ainsi, en évoquant et en devenant obsédé ou illuminé par ces existences, nous acquérons leurs propriétés magiques, ou la connaissance de leur acquis. C’est ce qui se produit d’ores et déjà (tout se produit, tout le temps) mais de manière très lente ; nous le repoussons en nous battant pour la connaissance, l’esprit fonctionne mieux s’il est tout simplement à la diète.
La Clé de la Prophétie.
La loi de l’Evolution est la rétrogression de la fonction gérant la progression de l’acquis, i.e., plus merveilleuses sont nos réalisations, plus bas dans l’échelle de la vie la fonction qui les gouverne. Notre connaissance du vol est déterminée par ce désir causant l’activité de nos Karmas oiseau, etc. Dès que notre désir atteindra les strates relevant de ces existences pouvant ’voler’ sans ailes - alors volerons-nous sans machines. L’activité subconsciente est la ’capacité’, la ’connaissance’ ; tout ce que nous acquérons d’autre est de valeur négative ou a valeur d’engrais. La vertu résidant dans l’étude et l’acquisition de la connaissance par les moyens ordinaires réside dans le trouble et la contrariété qu’ils occasionnent, à ce degré qui cause l’épuisement : ainsi le désir peut-il accidentellement atteindre la véritable demeure de la connaissance, i.e. le subconscient. L’inspiration toujours survient à un moment vide, et de très grandes découvertes, accidentelles, sont généralement causées par l’épuisement de l’esprit. Ma formule et les Sceaux pour l’activité subconsciente sont les moyens de l’inspiration, de l’aptitude ou du génie, et le moyen d’accélérer l’évolution. Une économie d’énergie et une méthode d’apprentissage par le plaisir. Une chauve-souris se laisse d’abord pousser des ailes, et du genre adéquat, par son désir qui est suffisamment organiqu