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IV. Autres Magies

LA SOPHIALE — Maria de Naglowska, sa vie son oeuvre (3)

Ce texte est paru aux Éditions Gouttelettes de Rosées, 44 rue de la Dysse 34150 Montpeyroux.

4. Situation de la femme dans l’Ere du troisième terme

Maria DE NAGLOWSKA disait que la transformation et la stabilisation de notre société vers l’équilibre qui assurera sa survie s’accompliraient par la femme. Autrement dit, elle affirmait que la survie de notre civilisation mécanicienne se ferait par une ère matriarcale, conséquence de la « remontée du Triangle Temporel ». (Note explicative en bas de page).

Le patriarcat, moteur de l’évolution, a eu son utilité pour engager la société dans une voie de transformation. À l’inverse de l’homme qui veut engager la vie de ce monde, la femme veut garder et préserver cette vie. Le patriarcat des peuples monothéistes dure depuis 5000 ans. Or, le monde a changé qualitativement et surtout quantitativement ; au signe du bélier succéda le signe des poissons, nous entrons avec la fin du second millénaire dans le signe du Verseau.

La fin de la seconde ère voit le triomphe des forces de résistance et la transformation s’accélère exceptionnellement, mais c’est trop ! Il faudra s’arrêter avant qu’un déluge apocalyptique et irréversible ne se réalise. Le temps de préparer la pause est arrivé.

L’homme en transformant le monde ne se préoccupe pas des conséquences de ses inventions. Chaque fois qu’il entreprend de maîtriser LA VIE c’est avec la volonté de triompher.

La fin justifie les moyens, peu importe la suite, ce n’est pas son problème. En faisant toujours de mieux en mieux il met LA VIE humaine en danger, mais cela est le propre des hommes normaux : aussi longtemps qu’ils auront le pouvoir il en sera ainsi, et rien ne sert de protester, car cela est juste ; il fallait que le monde change, et que ceux qui l’obligent à changer remplissent leur mission.

Mais le moment venu il faut mettre l’accent sur la sauvegarde de LA VIE des humains, car la race humaine est le chemin le plus sûr et le plus performant que nous connaissons pour assurer le triomphe de LA VIE dans l’univers.

La Femme, la vraie, de par sa nature, est capable d’organiser LA VIE, de la sauvegarder et de la rendre sécurisante pour les humains. LA VIE TELLE QU’ELLE SERA SI LA MORALE DU TTT VOIT SON AVENEMENT Selon Maria DE NAGLOWSKA, toutes les femmes normales mentalement et saines physiquement, sont vraies dans leur nature profonde. Mais 5000 ans de patriarcat incontesté ont altéré leur comportement. Certes, les femmes ont toujours participé au pouvoir, mais indirectement, en aidant les hommes a réaliser leurs projets, elles étaient censées réaliser leurs tâches spécifiques.

La femme se devait à l’homme, et l’homme à la Société : les lois étaient établies dans ce sens. À l’aube de la nouvelle ère, la femme, peu à peu, a pris confusément conscience de ce que sa participation à LA VIE devait changer, mais cela n’était pas facile : tant d’habitudes, de coutumes, jusque-là indiscutées, s’opposaient a une prise de conscience lucide de son devenir. Ce n’est que par étapes, quelquefois contradictoires, qu’au fil des ans, la femme dans les sociétés avancées se prépare et organise les conditions de sa libération et du rôle qu’elle est appelée à remplir.

Le processus de libération de la femme vis-à-vis du patriarcat ancestral est déjà commencé, mais le chemin sera encore long avant d’atteindre le but. La phase préliminaire concernant l’égalité des droits est en cours. La reconnaissance de l’égalité des sexes est admise du moins sur le plan des idées, mais, sur le plan des faits, c’est encore loin d’être actualisé. La participation au pouvoir semble se concrétiser, mais cette apparence appelle d’expresses réserves, car ce n’est pas avec cette forme d’intervention que la femme remplira sa mission. Toutefois, dans un premier temps, cette forme d’accession au pouvoir est la seule qu’elle pourra obtenir.

Les femmes de notre époque ne peuvent intervenir au niveau de décision que dans la mesure où elles sont capables de rivaliser avec les hommes. Si, intellectuellement, elles sont interchangeables avec leurs collègues masculins, elles sont acceptées sans trop de réticences. La structure de l’enseignement leur facilite cette adaptation puisque tous les programmes pédagogiques actuels sont uniquement conçus dans une optique masculine.

Cette formation unipolaire aboutit actuellement à la permutabilité des fonctions humaines dans la société. Pourtant, si cela perturbe profondément l’organisation sociale, les instances féministes sont satisfaites, l’égalité semble en voie d’être atteinte, leur lutte qui commença avec les suffragettes anglaises semble proche du triomphe ; mais c’est une victoire à la PYRRHUS, car en prenant part a la production de biens matériels, activité jusqu’ici principalement réservée aux hommes, elles sont obligées de délaisser les fonctions qu’elles seules sont pleinement capables d’assumer et qu’elles assument finalement tant bien que mal avec des difficultés accrues.

Maria DE NAGLOWSKA affirmait que la Femme allait se faire rare et que, par voie de conséquence, l’homme aurait tendance à se déviriliser ; une société stable, homogène et équilibrée, dépend de l’équilibre de ses composantes. La complémentarité du couple est essentielle pour assurer la continuité de la vie, cela est inscrit à tous les niveaux, sur le plan génétique comme sur le plan culturel.

Un vrai couple c’est une Femme et un Homme qui se complètent sur tous les plans et pas seulement sur le plan sexuel, quoique celui-ci joue un rôle considérable pour tous les êtres polarisés normalement. La femme, à l’aube du troisième millénaire, avait parfaitement raison d’exiger de l’homme l’Égalité des droits et des devoirs, mais ce n’était là qu’un volet du triptyque illustrant sa métamorphose. Le second volet sera rempli lorsque son droit à la différence et les devoirs que cela implique seront reconnus.

Alors, mais alors seulement, elle sera en mesure d’organiser LA VIE selon « la Morale du Troisième Terme » et une nouvelle phase matriarcale s’établira pour les sociétés humaines.

Pour réclamer le droit à la différence dans la plus stricte égalité et pour rééquilibrer la balance en toute justice, il faut que les femmes de ce temps retrouvent leur nature profonde. Les anciens disaient : la femme se doit à l’homme et l’homme à la Société, mais ce temps est révolu : ce sera désormais la femme qui aura la charge de codifier l’art de vivre ; l’homme en sera l’exécutant. Cette affirmation semble gratuite. Mais pour peu que l’on s’abstienne de raisonner à partir des schémas traditionnels, on est obligé de reconnaître que la gardienne de LA VIE, sa racine en quelque sorte, c’est la femme. On peut imaginer un monde sans hommes, mais absolument pas le contraire.

Dans le processus de prise de conscience de la matière par elle-même, le mâle représente une sorte d’artifice, une force d’appoint permettant d’accélérer l’évolution par la bipolarité. La nature a multiplié ses chances de métamorphose, mais, à l’origine, l’amibe est féminine. Ce rappel était nécessaire pour expliciter la bipolarité du couple, base irremplaçable de la sauvegarde de l’espèce.

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