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IV. Autres Magies

LA SOPHIALE — Maria de Naglowska, sa vie son oeuvre (2)

Ce texte est paru aux Éditions Gouttelettes de Rosées, 44 rue de la Dysse 34150 Montpeyroux.

3. Les rites du troisième terme de la trinité

Les rites préliminaires aux Messes d’Or n’étaient que l’ébauche de ce que Maria DE NAGLOWSKA prévoyait pour l’ère du Troisième Terme. Le peu de moyens que nous avions, l’exiguïté de la salle ne nous permettait pas de donner à ces rites la magnificence qui leur était due. Tout y était cependant pour l’ébauche de cette magie cérémonielle qu’est la Messe d’Or.

Le cadre : réduit à sa plus simple expression, les murs ornés de quelques dessins symboliques ; je me souviens de l’Aum représentation de l’horloge cosmique, la troisième naissance, dessin représentant trois corps humains s’interpénétrant a la base du tronc ; il y avait aussi un schéma figurant le couple en position active .

Les sons : représentés par les chants et les textes dits par la Sophiale et les postulantes, ainsi qu’une musique d’ambiance distribuée par un modeste pick-up.

Les parfums quelques bâtons d’encens parfumant l’atmosphère. Les couleurs : la robe d’or de la Sophiale, les robes blanches des postulantes, les capes noires des postulants, le tissu rouge de l’autel, la vêture des participants.

Le geste : la Sophiale et ses assistantes esquissant des figures eurythmiques simples et symboliques.

Les objets : une table recouverte d’un tissu, deux grands gobelets d’argent, une carafe de cristal, un plateau de cuivre et des mouchoirs de soie blanche. Ces objets intervenant pour l’ordination des Balayeurs de la Cour ; d’autres objets étaient utilisés pour les autres rites.

Le repas rituélique : le vin de l’ordination.

Maria avait dans ses conférences fait un certain nombre de recommandations pour le déroulement de ces rites préliminaires. Protocole concernant le déroulement du rite conférant le grade de Balayeur de la Cour à deux postulants :

La salle est ordonnée en carré ; les sièges de l’assistance ,adossés aux murs, laissent un quadrilatère au centre et un coin libre où se trouvent un paravent et un petit guéridon a trois pieds ; au milieu de l’espace, l’autel recouvert d’un tissu est orienté Nord-Sud La Sophiale et ses officiantes sont annoncées par un officiant ; monsieur Marcel IVER, dont c’est le rôle ce jour-là, conduit Maria et ses assistantes derrière le paravent. Pendant ce temps, Maria et ses officiantes s’habillent derrière le paravent. Puis les officiantes paraissent vêtues d’une longue robe blanche à l’exclusion de tout autre vêtement ; Maria paraît à son tour vêtue d’une robe brochée d’or.

Elle se place près de l’autel en faisant face à un dessin fixé sur le mur. Ce dessin représente un triangle pointe en haut et dont la branche verticale de gauche et la base sont claires, la troisième restant sombre. Après les minutes de recueillement, la Sophiale rappelle aux participants le but du rituel qui va se dérouler, puis succède une pause pendant laquelle un morceau de musique classique ou un poème est dit par un participant. La présentation des postulants lors d’une cérémonie où j’étais postulant fut faite par Marcel IVER, un ami de Maria DE NAGLOWSKA, à qui revenait le rôle d’officiant.

Celui-ci retraça brièvement la vie de Claude d’IGEE en insistant sur ses travaux concernant l’hermétisme (Claude d’IGEE préparait une anthologie de la poésie hermétique qu’il publia plus tard en une étude sur Cyrano de Bergerac). Ensuite, il me présenta brièvement et mit l’accent sur mon attachement sincère à Maria DE NAGLOWSKA et dit aussi quelques mots à propos de mes recherches sur les plantes osmotiques, qui l’intéressaient particulièrement.

Puis, la Sophiale s’étendit sur l’autel et l’officiant remplit de vin un gobelet d’argent et le tendit à Claude d’IGEE ; celui-ci le plaça sur le pubis de la Sophiale et fit la proclamation solennelle ; il but ensuite le contenu du gobelet.

Pour les hommes, le premier grade était « Balayeur de la Cour », ce titre ésotérique indiquait que le niveau du postulant lui permettait de participer à la reconnaissance des symboles inscrits sur le carreau du temple de La vie en enlevant la poussière blanche des mythes qui le recouvre (en d’autres termes : débarrasser les dogmes des premier et deuxième termes de ce qui les encombre). Le nom ésotérique du balayeur ne lui est révélé que Lorsque le temps de La maîtrise est arrivé pour lui.

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